Comme ils sont bavards en ce moment tous ces économistes !
Invités dans tous les médias, ils se délectent à nous balancer des chiffres, des fourchettes, des points, des estimations, des prospectives dans un jargon qu'ils sont les seuls à comprendre quand bien même ils les comprennent...
Il n'empêche, qu'ils n'ont pas été nombreux à prévoir la crise actuelle. A ma connaissance, pas un, n'a soulevé cette hypothèse ce printemps dernier ni même cet été.
Bernard Maris, par exemple, que j'écoute le matin sur France-Inter, n'a pas été visionnaire pour un rond dans ses analyses sur les marchés.
Je prends ce garçon que je ne connait pas au demeurant, mais je pourrais aussi bien prendre Elie Cohen membre du conseil d'analyse économique qui lui non plus n'a rien vu venir ou alors, si je me trompe, il ne l'a pas crié bien fort.
Alors, quand aujourd'hui, ils viennent nous faire du catastrophisme prévisionnel et de l'analyse de synthèse, je trouve la démarche un peu risquée et audacieuse. Par ailleurs, je n'en ai entendu aucun, faire amende honorable sur l'échec des prévisions économiques et boursières émises.
Mais, cette crise n'était pas prévisible pourraient-ils me répondrent ! Ils pourraient aussi me dire que personne n'a rien vu venir. Sauf que les subprimes aus Etats-Unis avaient déjà fait des dégâts et qu'il fallait peut-être anticiper et en tenir compte. L'affaire Kerviel était pourtant, elle aussi un signal singificatif de la fragilité des systèmes financiers
Alors, aujourd'hui, les blablabla, ploumploum, tagada tsointsoin, ça fait vendre du papier, ça consolide un audimat certes, mais ça n'arrange pas nos bidons messieurs.
A ma connaissance, seul Jacques Attali avait envisagé cette situation mais sa crédibilité souvent mise à mal n'a pas fait écho à ses propos. Et pourtant...