Bloguer anonymement ou à visage découvert ?
Je me pose cette question depuis quelques jours et afin que ce billet soit étayé, j'ai demandé à quelques blogueurs et blogueuses de m'aider à y répondre. Merci pour cette collaboration.
Luc Mandret :
"Je blogue sous mon identité parce que j'ai décidé d'assumer mes propos, parce que je souhaite que mes lecteurs sachent d'où je parle, qui leur parle, mon histoire et mon cheminement, parce que ce que j'écris et moi-même sommes si proches, parce que moi et mon écriture ne faisons qu'un : j'écris une partie de ce que je suis, je vis et ressens une partie de ce que j'écris."
bahbycc :
"Je blogue sous un pseudonyme parce que je suis fonctionnaire et que j'ai des élèves prompts au googling !
Je blogue sous un pseudonyme parce que je tiens à garder mon anonymat et ma liberté d'expression, notament parce que je parle de politique et que je prends parti, ce qui peut être entendu comme l'abandon de mon droit de réserve. Je ne veux pas avoir à me justifier auprès de ma hiérarchie, ce que j'ai déjà eu à faire par le passé et qui fut une expérience douloureuse.
Enfin, je blogue sous un pseudonyme parce que je suis lesbienne et qu'il m'arrive de le dire ou de le suggérer sur mon blog et que malheureusement ça pourrait me porter préjudice dans la vraie vie. Surtout avec mes élèves prompts au googling".
Blog de Nana :
"Je blogue sous un pseudonyme parce qu'au départ ça me permettais de parler de choses, d'évènements personnels sans qu'on puisse m'identifier (professionnellement ça peut-être gênant). Aujourd'hui ça ne me gêne que certains sachent qui se cache derrière mon pseudo, mais professionnellement je ne sais pas si je suis prête à franchir le pas pour bloguer sous mon nom, j'aurais moins de liberté d'expression je pense".
Stéphane Rangaya :
"Je blogue sous mon identité parce que ... Bloguer est pour moi un moyen de communication indispensable tant au niveau personnel que professionnel. Il est donc nécessaire que mes lecteurs sachent qui engage les discussions pour pouvoir avoir un dialogue et un échange de qualité. Lorsque j’ai rejoins Six Apart, avoir un blog fut un élément très positif. Il permet d’avoir de bonnes connaissances sur la situation actuelle sur Internet et plus encore : rencontrer d’autres blogueurs. J’ai rencontré de très bons amis via des meetings entre blogueurs et bloguer en utilisant sa vraie identité permet d’être plus accessible : vos lecteurs vous connaissent".
Ohlebeaujour-Laurent Delpit :
"Je blogue sous ma véritable identité. Sur mon blog figurent mon nom et mon prénom accolés à un pseudonyme ohlebeaujour = ma philosophie empruntée à Beckett ; je ne me cache pas, j'assume qui je suis, ce que je fais; j'évoque des vrais gens, de vraies rencontres etc à travers le prisme de ma personnalité, comme je le dis parfois: je parle des autres par le petit bout de ma lorgnette; et forcément je parle de moi. Mon égo au service des autres et des artistes dont je croise la route. Mais c'est aussi une formidable carte de visite, d'où le refus d'anonymat. Car à mon humble niveau, suis un personnage public : traducteur, metteur en scène, comédien, écrivaillon. Mais je ne suis pas dénué de contradictions, au contraire : comme le dit l'en-tête de mon blog : dans mon "sac à main" un fatras de merdouilles et de merveilles, une dosette de mauvaise foi... et comme traducteur? c'est sous un pseudonyme que je signe 95% de mon activité, à la demande de mon éditeur. L'idée ne me déplaît pas. Sur google : 1 trad sous mon vrai nom, et une douzaine sous mon pseudomyme (que je dévoile volontiers quand je connais un peu les interlocuteurs). Voilà! Tu as la version à visage découvert et pseudonyme, mais surtout à visage découvert. Dans un monde virtuel où beaucoup de gens se cachent (parfois à juste titre) où beaucoup trichent, j'ai opté pour la sincérité, sans masque".
Partageons mon avis :
"Je blogue sous mon identité (mon site web est en lien sur mon blog avec mes coordonnées) mais je ne donne jamais mon nom dans un billet ou un commentaire pour éviter d'être repéré par une requête google.
Semi-anonymat ?"
Pour ma part, je blogue depuis environ 8 ans et cela fait à peine trois mois, que je ne suis plus sous un pseudonyme. Effectivement, le fait de bloguer caché permet une certaine forme de liberté dans le choix des billets et laisse également plus de place pour évoquer quelques intimités.
La raison professionnelle est le frein majeur à une exposition en pleine lumière. Savoir que les collègues, les employeurs et même la famille puissent avoir connaissance de certains faits personnels - en oblige beaucoup à rester anonymes.
D'autre part, lorsque le fait d'écrire sur un blog, est ou est devenu de notorété publique - ou, est un outil de communication - affirmer son identité devient une nécessité.
Le semi-anonymat évoqué par Nicolas pour "Partageons mon avis" est fréquent même si à la création du blog l'identité n'était pas connue. L'on sait très bien, par exemple, aujourd'hui qui sont DamDam, GuiM ou Mry.
Pour conclure, je ne pense pas qu'être anonyme ou a visage découvert donne une quelconque forme de légitimité à un blogueur(euse). Des blogueurs comme Slovar et Novovision, bénéficient d'autant de crédibilité qu'un Jean-Michel Aphatie.
In fine : chacun fait comme il veut, comme il peut, en fonction des circonstances.
Luc Mandret :
"Je blogue sous mon identité parce que j'ai décidé d'assumer mes propos, parce que je souhaite que mes lecteurs sachent d'où je parle, qui leur parle, mon histoire et mon cheminement, parce que ce que j'écris et moi-même sommes si proches, parce que moi et mon écriture ne faisons qu'un : j'écris une partie de ce que je suis, je vis et ressens une partie de ce que j'écris."
bahbycc :
"Je blogue sous un pseudonyme parce que je suis fonctionnaire et que j'ai des élèves prompts au googling !
Je blogue sous un pseudonyme parce que je tiens à garder mon anonymat et ma liberté d'expression, notament parce que je parle de politique et que je prends parti, ce qui peut être entendu comme l'abandon de mon droit de réserve. Je ne veux pas avoir à me justifier auprès de ma hiérarchie, ce que j'ai déjà eu à faire par le passé et qui fut une expérience douloureuse.
Enfin, je blogue sous un pseudonyme parce que je suis lesbienne et qu'il m'arrive de le dire ou de le suggérer sur mon blog et que malheureusement ça pourrait me porter préjudice dans la vraie vie. Surtout avec mes élèves prompts au googling".
Blog de Nana :
"Je blogue sous un pseudonyme parce qu'au départ ça me permettais de parler de choses, d'évènements personnels sans qu'on puisse m'identifier (professionnellement ça peut-être gênant). Aujourd'hui ça ne me gêne que certains sachent qui se cache derrière mon pseudo, mais professionnellement je ne sais pas si je suis prête à franchir le pas pour bloguer sous mon nom, j'aurais moins de liberté d'expression je pense".
Stéphane Rangaya :
"Je blogue sous mon identité parce que ... Bloguer est pour moi un moyen de communication indispensable tant au niveau personnel que professionnel. Il est donc nécessaire que mes lecteurs sachent qui engage les discussions pour pouvoir avoir un dialogue et un échange de qualité. Lorsque j’ai rejoins Six Apart, avoir un blog fut un élément très positif. Il permet d’avoir de bonnes connaissances sur la situation actuelle sur Internet et plus encore : rencontrer d’autres blogueurs. J’ai rencontré de très bons amis via des meetings entre blogueurs et bloguer en utilisant sa vraie identité permet d’être plus accessible : vos lecteurs vous connaissent".
Ohlebeaujour-Laurent Delpit :
"Je blogue sous ma véritable identité. Sur mon blog figurent mon nom et mon prénom accolés à un pseudonyme ohlebeaujour = ma philosophie empruntée à Beckett ; je ne me cache pas, j'assume qui je suis, ce que je fais; j'évoque des vrais gens, de vraies rencontres etc à travers le prisme de ma personnalité, comme je le dis parfois: je parle des autres par le petit bout de ma lorgnette; et forcément je parle de moi. Mon égo au service des autres et des artistes dont je croise la route. Mais c'est aussi une formidable carte de visite, d'où le refus d'anonymat. Car à mon humble niveau, suis un personnage public : traducteur, metteur en scène, comédien, écrivaillon. Mais je ne suis pas dénué de contradictions, au contraire : comme le dit l'en-tête de mon blog : dans mon "sac à main" un fatras de merdouilles et de merveilles, une dosette de mauvaise foi... et comme traducteur? c'est sous un pseudonyme que je signe 95% de mon activité, à la demande de mon éditeur. L'idée ne me déplaît pas. Sur google : 1 trad sous mon vrai nom, et une douzaine sous mon pseudomyme (que je dévoile volontiers quand je connais un peu les interlocuteurs). Voilà! Tu as la version à visage découvert et pseudonyme, mais surtout à visage découvert. Dans un monde virtuel où beaucoup de gens se cachent (parfois à juste titre) où beaucoup trichent, j'ai opté pour la sincérité, sans masque".
Partageons mon avis :
"Je blogue sous mon identité (mon site web est en lien sur mon blog avec mes coordonnées) mais je ne donne jamais mon nom dans un billet ou un commentaire pour éviter d'être repéré par une requête google.
Semi-anonymat ?"
Pour ma part, je blogue depuis environ 8 ans et cela fait à peine trois mois, que je ne suis plus sous un pseudonyme. Effectivement, le fait de bloguer caché permet une certaine forme de liberté dans le choix des billets et laisse également plus de place pour évoquer quelques intimités.
La raison professionnelle est le frein majeur à une exposition en pleine lumière. Savoir que les collègues, les employeurs et même la famille puissent avoir connaissance de certains faits personnels - en oblige beaucoup à rester anonymes.
D'autre part, lorsque le fait d'écrire sur un blog, est ou est devenu de notorété publique - ou, est un outil de communication - affirmer son identité devient une nécessité.
Le semi-anonymat évoqué par Nicolas pour "Partageons mon avis" est fréquent même si à la création du blog l'identité n'était pas connue. L'on sait très bien, par exemple, aujourd'hui qui sont DamDam, GuiM ou Mry.
Pour conclure, je ne pense pas qu'être anonyme ou a visage découvert donne une quelconque forme de légitimité à un blogueur(euse). Des blogueurs comme Slovar et Novovision, bénéficient d'autant de crédibilité qu'un Jean-Michel Aphatie.
In fine : chacun fait comme il veut, comme il peut, en fonction des circonstances.




