Je ne suis pas un client habituel des manifestations et pourtant aujourd'hui, j'y suis allé pour deux raisons très simples.
- Dans un premier temps de réflexion, j'ai pensé à ces 53% des français qui, lors du dernier scrutin présidentiel ont fait le choix de d'offrir la présidence de la nation à Sarkozy. je n'étais pas de ceux-là tant le piège me semblait énorme. Aujourd'hui, ces personnes se retrouvent face à un conglomérats d'inepties dans la gestion de la gouvernance du pouvoir par un monarque qui au fil du temps capte tous les pouvoirs pour les recentrer sur sa personne. La destruction des services publics [ hôpitaux, tribunaux, enseignement, Poste, services sociaux etc..] n'en sont hélas que quelques exemples marquants. J'ai donc imaginé la déception que doivent ressentir ces électeurs qui, s'ils votent à droite quelquefois, ne sont fondamentalement pas des gens mauvais mais qui, à un moment donné, rêve au président idéal, au changement, à un autre discours, à celui qui voulait être le président de tous les français. Pour eux la frustration est énorme et l'amertume aussi. Par solidarité avec eux, j'ai voulu être là.
- La deuxième raison de ma présence à cette manifestation fait plus appel à une réflexion personnelle. Cette raison, me dit que je ne peux laisser les autres faire à ma place, ce que je voudrais de cette France. Participation, symbolique certes mais nécessaire afin de donner un signal fort à Sarkozy pour lui dire qu'une grande majorité de ses concitoyens ne sont plus d'accord avec ses agisssements et gesticulations en tous genres. Sa politique, n'est qu'un amalgame de mesures petit bras. Il saute du coq à l'âne, sans aucune ligne directrice de prospective pour le pays, semble dépassé par tous les évènements qui l'entourent et gère son image avant de servir la nation. Par ailleurs, ses positions par rapport aux riches donnent de plus en plus l'impression d'une gouvernance royaliste. Les seigneurs d'abord puis les manants ensuite. Cette situation ne peut perdurer longtemps et les semaines qui viennent devraient amener des flots de contestations multiples. Pour en sortir, trois hypothèses - Sarkozy, entend et change de cap [ce qui me semble improbable] - il abdique [également très improbable] soit la rue prendra le pouvoir [ cela est désormais possible et envisageable]. Viendra le temps, un jour, où à la fin d'une mainifestation, les gens se diront "à demain", et cela durera une semaine, puis deux, puis trois. Alors, lorsque le peuple aura faim, Il faudra pour Sarkozy, alors, imaginer, la gestion d'un grand soir mais là, sera une autre histoire qu'il ne maîtrisera plus.




