Dans l'édition du jour de Ouest-France, deux papiers sont consacrés à la police et à la gendarmerie
- Le premier, signé Jean-Pierre Beuve relate l'arrestation et la garde à vue de sept heures d'un septuagénaire malade cardiaque. Douze gendarmes, à bord de quatre véhicules sont intervenus au domicile d'un couple - l'homme a 71 ans et son épouse handicapée 86 ans. Et, ce à propos d'une banale affaire de diffamation. A l'issue de sa garde à vue le spetuagénaire choqué s'est effondré chez lui puis hospitalisé dans un état grave au CHU de Caen. Le procureur général, Dominique Le Bras s'interroge que "des moyens aussi considérables soient mis en place - une simple convocation à la gendarmerie n'aurai-elle pas suffit ?"
- Le second article est une interview de Philippe Boussion, secrétaire départemental de l'Unsa-police d'Angers. Sous le titre : "Un policier dénonce les quotas de PV". On peut y lire, je cite :" le gouvernement a annoncé qu'il voulait rentabiliser la fonction publique, seuls les PV permettent de le faire", puis plus loin : " Maintenant on veut supprimer le libre-arbitre du policier qui peut difficilement fermer les yeux sur une petite infraction - les quotas ne nous permettent plus d'avoir le regard que nous avions avant". Pour conclure Philippe Boussion déclare : "Si un policier traîne les pieds il est convoqué par sa hiérarchie". L'interview est de Serge Le luyer.
Au travers de ces deux articles, il est tout à fait significatif que l'on entre dans une période où répression remplace prévention.
Dans ces deux cas, la déhumanisation des forces de police et de gendarmerie génère au sein même de ces unités, des sentiments de mal à l'aise et de mal-être. Le citoyen quant à lui, perçoit de plus en plus un climat d'insécurité, de soupçons permanents et tremble à la simple vue d'un képi.
Dans ces deux cas, la déhumanisation des forces de police et de gendarmerie génère au sein même de ces unités, des sentiments de mal à l'aise et de mal-être. Le citoyen quant à lui, perçoit de plus en plus un climat d'insécurité, de soupçons permanents et tremble à la simple vue d'un képi.
Est-ce là l'objectif ?




