Tandis que l'on tire à boulets rouges sur les grands capitaines de l'industrie, certains petits patrons surfent mesquinement sur les abus.
Il est petit commerçant, artisan ou profession libérale et n'emploie donc pas 1000 salariés, ce qui lui évite des citations dans la presse. Et pourtant, il profite habilement de la crise pour faire régner la terreur dans son entreprise. En général le petit boursicoteur qu'il est, a laissé toutes ses plumes il y a quelques mois lors du dernier crack. Ses vacances aux Canaries vont migrer vers une pension de famille au Touquet et sa femme qui se fringuait dans les petites boutiques chics de la région va devoir aller chez Kiabi.
Comme son chiffre d'affaire prend un peu de plomb dans l'aile, le petit patron cherche et veut trouver des boucs émissaires. Il faut bien se venger sur quelqu'un et comme il a voté Sarkozy, il ne peut s'en prendre à son "chouchou". Mesquin, la cible idéale devient très rapidement son personnel qu'il gratifie très généreusement à hauteur d'un SMIC. Espérant retrouver les dividentes perdus en bourse, et étant forcément de mauvaise foi, il sort une batterie de mesures, d'attitudes dignes d'un oppresseur chinois. Harcèlement, violence verbale, humiliation sont ses postures favorites. Le personnel tremble devant de tels agissements mais n'ose exprimer un quelconque mécontentement de peur d'un licenciement.
Lorsque licenciement il y a, le maquillage vers une procédure économique est l'arme la moins contestable. Manoeuvre encore une fois habile qui permettra dans les semaines suivantes de réembaucher un jeune au même poste. Prime à l'emploi, exonération de charges sociales sans que l'Inspection du Travail ne voit malice en la matière. Evidemment tout cela semble impossible et pourtant les exemples fleurissent ici et là sans que quiconque sursaute et s'indigne.
Si le titre de cette note fait référence à la voyoucratie, cela ne représente toutefois qu'une minorité de ces petits patrons. Il n'en reste pas moins que ces pratiques existent et qu'il ne faut pas les oublier. Derrière ces abus, des Etres humains sont en danger. Le silence n'est pas une arme et cette minorité bafouée par tant d'injustice ne sait comment réagir pour exister.
Comme son chiffre d'affaire prend un peu de plomb dans l'aile, le petit patron cherche et veut trouver des boucs émissaires. Il faut bien se venger sur quelqu'un et comme il a voté Sarkozy, il ne peut s'en prendre à son "chouchou". Mesquin, la cible idéale devient très rapidement son personnel qu'il gratifie très généreusement à hauteur d'un SMIC. Espérant retrouver les dividentes perdus en bourse, et étant forcément de mauvaise foi, il sort une batterie de mesures, d'attitudes dignes d'un oppresseur chinois. Harcèlement, violence verbale, humiliation sont ses postures favorites. Le personnel tremble devant de tels agissements mais n'ose exprimer un quelconque mécontentement de peur d'un licenciement.
Lorsque licenciement il y a, le maquillage vers une procédure économique est l'arme la moins contestable. Manoeuvre encore une fois habile qui permettra dans les semaines suivantes de réembaucher un jeune au même poste. Prime à l'emploi, exonération de charges sociales sans que l'Inspection du Travail ne voit malice en la matière. Evidemment tout cela semble impossible et pourtant les exemples fleurissent ici et là sans que quiconque sursaute et s'indigne.
Si le titre de cette note fait référence à la voyoucratie, cela ne représente toutefois qu'une minorité de ces petits patrons. Il n'en reste pas moins que ces pratiques existent et qu'il ne faut pas les oublier. Derrière ces abus, des Etres humains sont en danger. Le silence n'est pas une arme et cette minorité bafouée par tant d'injustice ne sait comment réagir pour exister.




