Société Générale : je convoque mon banquier
La perte de 278 millions d'euros au cours de ce premier trimestre, m'oblige instamment à convoquer mon banquier.
Pour résumer, je vais lui dire ceci :
"Vous comprenez, Monsieur, qu'il m'est difficile aujourd'hui de continuer à vous accorder ma confiance. Depuis votre légèreté dans l'affaire du petit Jérome et malgré les délais que je vous ai accordé, vous n'êtes pas encore en mesure d'afficher des résultats positifs. Certes vous avez rangé Bouton aux mites mais vous le gardez comme président d'honneur et lui accordez qui plus est, le privilège d'une voiture avec chauffeur, d'un bureau dans votre établissement, le tout assaisonné d'une secrétaire.
Vous dépassez largement les limites Monsieur le banquier. Dans le même temps, votre concurrent BNP Paribas, pour ne pas le nommer, enregistre un bénéfice d'un milliard d'euros sur les trois premiers mois de cette année. Il y a des abus que nous clients, ne pouvons supporter.
En conséquence, je suis dans l'obligation de vous fixer une date butoir pour assainir vos comptes. A cette échéance, je ne pourrai plus entendre vos excuses et vos explications hasardeuses et serai donc dans l'obligation de confier votre dossier à l'organisme contentieux compétent".




