L'abstention offre la "victoire" à l'UMP
Avec plus de 60% d'abstentions, nul besoin d'être un observateur chevronné pour comprendre qu'encore une fois les abstentionnistes font le jeu de toutes les droites en Europe.
Nul besoin non plus d'écrire encore et encore que la démocratie, va souffrir de cette négation du suffrage universel. Bâtir tous ensemble un projet commun de société européenne était l'enjeu de cette journée, toutes les intelligences n'étaient pas au rendez-vous.
Et pourtant, qu'elles pouvaient être les raisons de ne pas exprimer ses idées aujourd'hui en France ?
Nul besoin non plus d'écrire encore et encore que la démocratie, va souffrir de cette négation du suffrage universel. Bâtir tous ensemble un projet commun de société européenne était l'enjeu de cette journée, toutes les intelligences n'étaient pas au rendez-vous.
Et pourtant, qu'elles pouvaient être les raisons de ne pas exprimer ses idées aujourd'hui en France ?
- 161 listes officielles d'après le ministère de l'Intérieur, tout cela pour 6000 candidats et 72 sièges au parlement Européen. L'abstentionniste peut difficilement plaider le manque de choix. Alors il dira qu'il y en a de trop et qu'il s'y perd ! Il faudrait savoir ou trop ou pas assez.
- Ne pas être concerné par ce scrutin : Cela peut-être une autre option pour l'abstentionniste. Lorsqu'il va à l'hôpital, qu'il prend le train, l'autoroute enfin dès lors qu'il a une quelconque action, il devrait imaginer que derrière tout cela il y a des fonds européens qui participent aux financements et que lorsque l'on évoque l'Europe d'aujourd'hui, il suffit d'imaginer un instant que depuis des décennies elle n'a pas été en guerre. Là non plus, il ne comprend pas...
- La campagne a été trop confuse. Malgré la complexité, l'absence de véritables débats sur les grands enjeux de ces élections, il était toutefois très simple d'avoir une lecture plus que globale sur les différentes politiques européennes des grands partis en lice. Exprimer sa satisfaction ou son opposition au pouvoir en place, pouvait être une motivation suffisante.
- Le désintérêt de la chose publique et politique : Cette dernière option pour l'abstentionniste est la plus simple à exprimer. Cela ne l'intéresse mais alors pas du tout et il s'en moque comme de l'an quarante. Il est adepte du slogan "Election piège à cons". Cette prise de position est respectable mais tout à fait restrictive dans la mesure où elle ferme toute ouverture au dialogue dans les limites d'une société démocratique. L'on imagine mal, cet abstentionniste là, venir râler parce que l'essence est en hausse, parce que l'emploi va mal ou tout simplement parce que la vie est chère. A ce moment là qu'elle est sa légitimité pour exprimer un quelconque point de vue contradictoire . Dans la mesure où il ne s'exprime pas dans les urnes il fait le jeu du pouvoir en place puisqu'il n' apporte pas son opposition.
En conséquence de tout cela, Nicolas Sarkozy pourra malgré la faiblesse du résultat obtenu par l'UMP (28,3%), continuer à jouer avec les réformes et afficher une belle sérénité dans l'exercice de son super pouvoir et ce en s'appuyant de fait sur le blanc seing donné par les abstenstionnistes.




