La mobilisation populaire pour lutter contre le phénomène des algues vertes dans les Côtes d'Armor fait la Une du Télégramme ce matin.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore les Côtes d'Armor, imaginez, au départ un très joli département alliant plages de sable fin, et campagne verdoyante. Auparavant, il y faisait bon vivre et autochtones et touristes y séjournaient heureux. Depuis la multiplication des élevages de porcs industriels, dame nature ne trouve plus l'équilibre écologique qu'elle connaissait par le passé. André Pochon, pionnier de l'agriculture durable accuse dans le Télégramme : "les agriculteurs qui sont malheureusement formés dans un moule en école d'agriculture et ils apprennent le maïs-fourrage, le modèle lisier"
Hier, environ 400 personnes ont répondu à l'appel de la fédération d'associations environnementales Sauvegarde du Trégor afin de manifester une colère grandissante suite à la prolifération de cette pollution des plages de ce département. Yves-Marie Le Lay membre de Sauvegarde du Trégor condamne "les récentes déclarations du préfet qui appellent à la responsabilité de chacun sur ce fléau". Le seul et unique responsable dans la décision d'installation de porcheries industrielles est l'Etat via son représentant départemental à savoir le préfet. A partir de cela le reste coule de source (c'est le cas de le dire).
Afin d'accentuer la pression auprès des pouvoirs publics, une manifestation est organisée le 27 septembre prochain sur la plage de Granville à Hillion.Pour rappel un cheval est mort sur la plage de St Michel en Grève il y a environ quinze jours et son cavalier a été hospitalisé lors d'une promenade sur la plage. Il y a un an deux chiens sont également morts à cause de ces algues vertes. Faudra t-il attendre que des enfants subissent le même sort pour qu'enfin les pouvoirs publics prennent les mesures qui s'imposent. Les professionnels du blabla, vont devoir de poser les vraies questions.
C'est une problématique de santé publique et il n'est désormais plus temps de se défausser ou de noyer les débats avec des considérations économiques. Puisqu'aucune autorité ne prend de réelles intiatives, seule une mobilisation populaire et citoyenne est capable de montrer du doigt les véritables responsables et capable aussi d'engager un véritable combat pour que cessent ces pratiques assassinent pour l'environnement et le bien être de tout un chacun.




