Une partie des lecteurs de ce blog sont suffisamment affûtés pour parler le "politique"en première ou en seconde langue.
Pour d'autres,comprendre ce vocabulaire correspond sensiblement à l'apprentissage du javanais. En vertu de cela, il y a de quoi justifier les taux d'abstention records aux différents scrutins électoraux.
Il faut bien avouer que pour bien parler et comprendre le "politique", il faut s'accrocher aux branches pour qui est béotien en la matière et là je pense notamment aux jeunes qui ont aussi d'autres préoccupations existentielles.
Jadis parler le "politique" était relativement simple. Il y avait la gauche, la droite, le centre puis un petit peu d'extrême et cela était plus audible.
Aujourd'hui dans un même dialecte on oscille entre des motions qui vont de A à E, puis viennent ensuite des alliances toutes aussi contradictoires les unes que les autres. Dans ce paysage, de nouvelles ethnies arrivent mais elles se croisent entres-elles tout en développant des écarts de langage aussi différents les uns des autres.
Avouez que pour le citoyen lambda, il y a de quoi y perdre son latin tant et si bien que cette langue est devenue morte. En sera t-il de même pour le parlé politique qui à force de mélis-mélos, d'imbroglios et de sacs de noeuds risque de devenir inaudible pour une majorité des électeurs.
Les 60% d'abstentionnistes au dernières européennes, devraient être un signal suffisamment fort pour que les différents appareils se mettent au diapason et au niveau de tous et de chacun. A entendre la cacophonie ambiante de cette fin d'été, il faut avouer que l'on n'en prend pas le chemin.




