Mercredi prochain, je serai à la manifestation de soutien dans un village voisin (1799 habitants) en solidarité avec la population qui va perdre son bureau de Poste.
Lorsque le service rendu au public n'existe plus dans nos campagnes, c'est le début de la fin. Ensuite, fermera l'école, la mairie quant à elle n'ouvrira plus que deux matinées par semaine. Un jour, le boulanger, le petit bistrot épicerie, la station service, le coiffeur baisseront les rideaux.
Un village va encore s'éteindre petit à petit. Il ne deviendra que citée dortoir d'un village un peu plus grand mais il aura perdu toute son âme puisque ces lieux de convivialité ne seront plus.
En brisant ce lien social, c'est aussi, l'accentuation d'une fracture dans l'accessibilité à tous à un service rendu par un personnel serviable. Pour les villageois sans grande mobilité le bureau de Poste représente aussi l'accès facile au livret A, au retrait d'espèces, à l'envoi de colis et à de multiples autres prestations de proximité.
France, ton service public fout le camp et cela sous le joug du profit et de la rentabilité , tu centralises mais au lieu d'aménager tes territoires, tu les déménages !




