Il est toujours frustrant pour le provincial que je suis, de ne pouvoir lire Le Monde que le lendemain de sa publication. En effet ce quotidien que l'on dit du soir parce qu'il paraît à midi et est daté du lendemain peut se trouver à Rennes à 17 heures mais n'arrivera à St Brieuc que le lendemain dans les kiosques. Comme si, les 99 kilomètres qui suivent étaient une éternité ! Il est des mystères comme celui-là, parfois difficiles à comprendre et dont j'attends toujours une explication logique. Et pourtant qu'il serait délectable de lire le soir à la chandelle, les quelques belles plumes de ce journal fondé par Hubert Beuve-Méry en 1944...Bien évidemment, il y la version électronique disponible dans l'après-midi mais il manque l'odeur du papier et l'encre qui noircit encore un peu les doigts. La magie du papier en quelque sorte. Bizarrement, le lendemain matin, il n'a plus déjà la même saveur !




