L'affaire Anelka pour masquer le reste...
La coupe du monde de football possède cette magie d'occulter bon nombre de problèmes dans l'esprit des populations. En France, l'occasion était belle et le pouvoir le savait pour traiter certains dossiers à la va-vite : l'amendement Le Fur, le dossier des retraites etc...
Pour les raisons que nous connaissons, l'équipe de France a été plus que ridicule dans cette compétition.
Cela tombait donc très mal et une fois la messe dite, il fallait quand même bien détourner l'attention des médias et de la populace sur ce qui se révèle être une affaire d'Etat a très grande échelle puisque le le juge Trévidic a confirmé cette semaine l'existence de rétro-commissions illicites dans l'affaire de l'attentat de Karachi.
L'on comprend donc mieux l'embarras de Nicolas Sarkozy lorsque ses bleus se font sortir. La presse étrangère compare cette affaire au Watergate qui avait poussé Richard Nixon à démissionner, c'est dire s'il y a le feu au lac...Comme le dit Seb Musset : Karachi, on insiste (2).
Alors effectivement, il fallait vite occuper l'opinion et ne pas laisser les médias s'emparer de ce sujet.
Nicolas Anelka a une bonne tête de coupable, il vient d'une banlieue difficile, on le dit instable dans ses relations avec ses entraineurs, lui comme les autres mais pas moins que les autres, n'a brillé dans la compétition, alors lui coller une affaire sur le dos est très facile. Pour divulguer un scandale dans ce cas là, il faut utiliser le journal le plus lu par les sportifs et c'est là que l'Equipe fait un autre métier. Celui de Clooser.
Là-dessus, l'on rajoute la couche mise par le bon et loyal capitaine Evra, Roselyne Bachelot qui est logée dans le même hôtel que les bleus y va de son couplet offusqué, le président de la FFF, Escalette témoigne de son indignation et même Nicolas Sarkozy en déplacement en Russie ramène sa fraise sur les pseudo-propos d'Anelka. C'est dire qu'en plus haut lieu il est important d'occuper le terrain. J'imagine qu'aujourd'hui, la pression médiatique sur cette affaire ne va pas mollir et il va falloir que ça dure. Mais il ne faut surtout pas que la presse s'occupe des rétro-commissions, surtout pas ça...




