Vivement 2012
S'il y avait un slogan qui ferait un tabac dans les sondages d'opinion ce serait bien celui-là : vivement 2012. Vivement 2012 parce que les français n'en peuvent plus de ce président de la rupture. Effectivement pour lui, la rupture avec le peuple est devenue irréversible.
A 18 mois des élections présidentielles, il n'aura guère le temps de redresser la barre. Il ne pourra plus surfer sur son idéal affiché le président de tous les Français. Sa politique sécuritaire, l'affaire Woerth-Bettencourt, l'insécurité sociale et économique font de lui aujourd'hui un président en voie de déclin. J'ai presque envie d'écrire que Nicolas Sarkozy vit ses derniers mois à l'Elysée et il le sait très bien.
Pourtant, tout allait presque bien pour lui jusqu'en automne 2009. Rappelez-vous, c'est ensuite que la fameuse rupture avec le peuple de France s'est installée. C'est à cette période qu'il a souhaité la candidature de son fils à la présidence de l’Epad. Le tout sur fond de crise économique puis sociale. Le soupçon et l'injustice se sont installés autour de son image. Il est vrai qu'auparavant, il s'était un peu débattu avec son image bling-bling mais rien de grave pour l'opinion. Parallèlement à tout cela, venaient se greffer les fameux parachutes dorés des dirigeants de grandes entreprises. Puis sa cote de popularité a commencé à descendre. Depuis il fait le yoyo dans les sondages d'opinion mais une chose est évidente aujourd'hui, nous sommes bien en présence d'un président au bord du knockdown. Si je ramenais cette expression à la boxe je dirais qu'il lui reste encore 10 secondes pour se relever et regarder l'arbitre [le peuple] dans les yeux pour lui signifier qu'il est encore OK pour aller jusqu'à la fin du combat.
Dans son cas, il ne jettera pas l'éponge mais je commence à douter sur sa capacité à entamer un second mandat. Il n'aura ni le physique et surtout plus le mental pour se lancer un second défi qu'il ne serait pas sûr de gagner. A la façon de DSK, il attendra peut-être le dernier moment pour faire acte de candidature. Tel un Rocky déchu, alors il lancerait un outsider sur le ring. Copé peut-être, ou, il encouragerait pour la bonne cause un Dominique de Villepin. Le grand pardon en quelque sorte.
Certains, trouveront ce billet, utopiste et irréaliste. Quoiqu'il en soit, beaucoup s'accorderont sur le vivement 2012.




