Mes chers sujets, tandis que vous prépariez vos joyeuses manifestations pour animer nos centres-villes si mornes en ce début d'automne, j'étais avec Carlita au Maroc.
C'est justement sur vos conseils que j'ai pris cette décision. Les rumeurs de la rue ne cessaient de m'encourager à partir. Casse toi pauvre con me disiez-vous. Ok, je n'étais pas complètement d'accord avec la formule. Pauvre, je le suis nettement moins que la majorité d'entre vous et pour le con, il me semble que vous étiez 53% de cons à me donner vos voix. Comme quoi mon petit effet de communication avait bien fonctionné.
J'ai donc dit dès lundi matin à mon épouse, [ex-mannequin, chanteuse mais avant tout first lady de mon royaume de France], darling, demande à tes bonniches de préparer tes Vuitton, nous partons ce samedi pour le Maroc.
Mon homologue de là-bas avait eu la très bonne idée de me proposer une résidence en contre-partie de quelques avantages que Fillon pourrait lui rendre avant de faire ses cartons.
Comme vous le savez notre Airbus A330 a été relooké. Je n'en pouvais plus de ces coucous où je voyageais en business-class. Nous avons donc fait installer notre chambre, aménagée d'un lit double et d'un dressing puis une salle de bain attenante avec douche. N'allez pas me parler d'inflation, ce sujet a toujours rebuté Carla .
Nous sommes arrivés samedi après-midi, je suis allé seul au petit sauna hammam du bled . Ensuite un dîner de rien du tout, quelques queues de langoustes à la sauce du pays, et un assortiment de pâtisseries légères, locales.
Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point ce petit week-end m'a fait du bien. J'avais demandé à mes conseillers d'organiser le planning des loufiats pour les affaires courantes du pays. Kiki Lagarde devait faire le tour de mes radios, Mimi Alliot s'occupait de passer sur mes antennes de télévision, Borloo après son passage chez le coup'tif relayait ma bonne parole, Woerth, après sa cure de viagra mental pouvait enfin pavoiser dans les hémicycles. Même la petite Yade occupait les sportifs avec la réforme du football français.
A y regarder de plus près, je trouvais beaucoup de similitude entre le rôle que je joue actuellement et celui qu'a occupé mon très cher ami Delon dans Astérix et les jeux olympiques. Nous étions dimanche soir avec Carlita devant l'écran géant de notre chambre à regarder ce film. Pour s'amuser, je déclamais comme César Ave Moi, Ave Sarkozy, les tempes de Sarkozy ne blanchissent pas, elles s'illuminent, Sarkozy ne vieillit pas, il gagne en maturité, vive moi. Carlita était morte de rire.
Alors évidemment quelques grincheux vont se dire que j'avais autre chose à faire que de partir en week-end. Si cette information est venue jusqu'à vous, c'est parce qu'un jeune blogueur se tient informé de tous mes faits et gestes. Il commence à m'agacer un peu celui-là. Parlons-en des blogueurs, il y en a aussi qui partent en vacances et personne ne s'offusque. Au moins pendant ce temps là, ils n'écrivent pas des mensonges sur mon compte.
Allez, ce n'est pas le tout, j'ai à faire. Aujourd'hui je vais m' taper une bière à Bruxelles.