Grande agitation ce matin en salle de rédaction après les déclarations des uns et des autres au Parti socialiste.
Martine Aubry a assuré qu'un pacte de non-agression existait entre elle, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal et qu'ensemble, ils décideraient d'une seule candidature à la primaire présidentielle.
Laurent Fabius estime que le PS ne pouvait pas avoir "quinze candidats" aux primaires.
François Hollande qui était en vraie fausse campagne dans le Finstère cette semaine a déclaré On ne se dit pas qu'on va être candidat parce qu'on aura mené telle ou telle négociation ou compromis. Je pense qu'une élection présidentielle, c'est une compréhension de son propre pays et une volonté de porter un projet.
Bien évidemment Manuel Valls ne peut lui aussi qu'être très critique par rapport à ces positions et pense que ce serait une faute grave de confisquer la révolution démocratique que représentent les primaires. A la faute éthique viendrait s'ajouter une faute stratégique.
Arnaud Montebourg, n'a pas souhaité commenter cette stratégie des alliances entre les éléphants.
Et les militants là-dedans ? Comme le disait si bien le rédac' en chef les primaires ont été annoncées, si elles sont supprimées, il y aura une révolte au PS. Donc, Martine Aubry fait de la communication pour annoncer la vérité : il n'y aura pas de tiraillement entre les trois gros. Elle a raison.
Le blog de Gabale se pose cette question peut-on croire sérieusement à l’émergence rapide d’une candidature de consensus et d’unité suffisamment forte pour effacer toutes les autres ?
Avec ces courants et courants inverses, je dois avouer ici mon inquiétude. Le Parti socialiste est encore très loin d'être la machine à gagner que les français attendent. Certains optimistes vont me dire que je suis impatient et qu'il y a encore le temps, en attendant, d'autres sont déjà en campagne et ne seront pas les derniers sur la ligne de départ. A souhaiter, bien évidemment qu'ils ne soient pas les premiers.




