Tout un chacun s'accordera pour dire qu'un chef de gouvernement doit être exemplaire. Tout un chacun sera aussi d'accord que jusqu'à l'arrivée de Nicolas Sarkozy, les précédents présidents français bénéficiaient d'une certaine classe, et même d'une belle prestance lors de leurs apparitions en public ou devant les médias. Il n'est pas question ici d'évoquer leur politique mais uniquement leur représentativité aux yeux des français et au regard du monde.
Force est de constater que depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy n'a pas excellé en la matière. Est-il utile de rappeler son casse-toi pov'con au salon de l'agriculture à Paris puis le Toi, t''as qu'à descendre !, à l'intention d'un marin pêcheur au Guilvinec ?
Sa dernière bourde lors du sommet de l'OTAN dépasse en terme de vulgarité tout ce que l'on avait pu entendre jusqu'à présent. Visiblement très agacé par les questions de journalistes à propos de l'affaire de Karachi, Nicolas Sarkozy aurait un fois de plus outrepassé les limites que lui autorise sa fonction.
Suite à cette nouvelle déclaration qui ne va pas manquer de faire le tour du monde en moins de 80 jours, que penser de l'attitude inquiétante du chef de l'Etat ? Au travers de ces attitudes, c'est l'image de la France qui est encore une fois ternie. Et dire que depuis quelques jours il est à la présidence du G20...
Visiblement, dans certaines situations, Nicolas Sarkozy perd tout contrôle de langage. Visiblement aussi, il semble embarassé par certains évènements. Dans ces cas là, est-il réellement à la hauteur de sa fonction ? La réponse est non.
A défaut de quitter prématurément son poste et de présenter sa démission, face à ce qui est une faute lourde et grave, le président devrait pour le moins, présenter publiquement ses excuses à la profession des journalistes puis dans la foulée consulter un spécialiste en relaxation ou autres thérapeutes.




