Hier, à Addis-Abeba devant les dirigeants africains, Nicolas Sarkozy a endossé son costume résolument trop grand [il faut qu'il change de tailleur et de fournisseur de cravates], du grand blanc, donneur de leçons et de conseils à la tribune du sommet de l'Union africaine. Certes, il est plus facile de jouer de la frime auprès de ces chefs d'Etats, qu'auprès d'Obama ou de Merkel.
Après avoir recadré Jeannette Bougrab d'une main ferme, il a expliqué à son auditoire, les enjeux et la force de frappe d'Internet à l'heure d'internet et de ses avatars, qui ont joué un rôle important dans le déclenchement des mouvements de protestation en Tunisie et en Egypte, il n'était plus possible de gouverner comme avant.
Il sait de quoi il parle lorsqu'il dit cela. Sans internet et ses avatars, ses prises de parole en public n'auraient jamais été diffusées . Son maintenant trop célèbre Casse-toi pauvre con et c'est toi qui a dit ça alors descend un peu l'dire, à l'intention d'un marin pêcheur du Guilvinec en sont des exemples types. Alors effectivement, il n'est plus possible de gouverner comme avant. Puis, d'en remettre une couche pour le cas où son public n'aurait pas tout capté les nouveaux moyens de communication font de la terre un village (...) Tous les responsables politiques doivent compter avec elles, avec les valeurs qu'elles portent. Vous comme moi nous devons en tenir compte dans notre façon de gouverner.
Alors, cela voudrait-il dire que Nicolas Sarkozy va changer sa façon de gouverner ? Cela serait fort étonnant. Il va juste essayer de contrôler un peu plus internet et comme il le dit, ses avatars. Il lui faudrait déjà sécuriser un peu mieux sa page Facebook qui est piraté toutes les semaines...
A propos des évènements actuels en Tunisie et en Egypte, le chef de l'Etat a estimé qu'il y avait deux façons d'affronter le changement politique, économique et social Ou bien on le subit et c'est la porte ouverte, un jour ou l'autre, à la violence. Ou bien on le précède, on l'accompagne et alors il peut s'accomplir sans heurt, sans déchirement, sans ouvrir la voie à toutes les aventures. Cette dernière déclaration ressemble à la méthode Coué, comme s'il avait vent ou comme s'il craignait quelques mouvements protestataires qui pourraient naître dans son pays.
Lorsqu'il Nicolas Sarkozy joue encore au DSK, il pense avoir du panache, il est tout simplement impressionnant de ridicule.
Enfin, à propos des évènements en Egypte, Martine Aubry déclare Il y a eu une parole légère alors qu'il faudrait une parole forte. Je n'ai pas entendu celle du PS sur le sujet !