De notre "douce" France, il est très difficile d'imaginer la situation qui se déroule actuellement en Tunisie. Et pourtant, il est désormais impossible pour un blogueur tunisien de s'exprimer sur la toile. Il est tout aussi impossible de communiquer via Facebook puisque les accès y sont bloqués. Et pourtant ce réseau recense 2 millions d'abonnés dans ce pays sur une population de 10 millions d'habitants.
Depuis la mi-décembre, une partie de la population tunisienne se soulève contre le régime du président Ben Ali. Cette révolte touche toutes les couches de la population et se traduit par de nombreuses manifestations. Hier soir, j'ai parcouru la presse tunisienne en ligne et il est totalement impossible d'avoir une once d'information sur ces évènements. Le Quotidien, journal indépendant fait sa Une nationale sur de l'info bateau.
D'autres sites de journaux sont fermés et une page d'erreur 404 fait office d'accueil.
D'après un responsable du Bureau des Nouveaux Médias de Reporters sans frontières On a rarement vu la censure atteindre un niveau aussi élevé en Tunisie. Même les médias étrangers qui couvrent les évènements de Sidi Bouzid sont bloqués. Pour rappel, un jeune homme s'est immolé par le feu après avoir été tabassé par la police et un adolescent a été abattu par la police le 24 décembre puis un homme de 44 ans, atteint par des tirs policiers le même jour, est mort des suites de ses blessures, jeudi dernier.
Malgré tout, une forme de résistance s'instaure sur la toile grâce à un blog collectif indépendant animé par des Tunisiens Nawatt.org.
Même si nos blogs ne représentent rien ou pas grand chose, il me semblait juste important à travers ce billet d'exprimer ma solidarité avec mes collègues blogueurs de Tunisie.




