Invité de France 2 ce dimanche soir, Dominique Strauss-Kahn a joué hier soir la partition du social.
Récemment attaqué par la droite et notamment par Christian Jacob Ce n'est pas l'image de la France, de la France rurale, de la France des terroirs et des territoires, DSK a apporté hier soir une réponse de proximité à ce coup de semonce mesquin En France, plus de 6 millions, un quart des salariés, gagnent moins de 750 euros par mois. Dans cette situation-là, il y a une sorte de mécanique négative qui se met en marche et c'est contre ça qu'il faut lutter.
Il est habilement sorti des débats stériles politiciens et il est évident que le téléspectateur qui a entendu ce qui compte, c’est ce qu’il se passe dans la rue pour un monsieur tous les jours qui cherche un boulot, qui ne le trouve pas, qui a du mal à payer ses notes d’électricité, son loyer, n'a pas été insensible à l'intérêt que porte le Directeur du FMI sur ces problèmes du quotidien.
A propos de la rigueur qu'un nouveau gouvernement serait obligé d'appliquer pour sortir enfin de la crise, non pas économique mais sociale il a précisé On n'échappe pas à mener les politiques raisonnables. Mais on peut le faire de façon plus juste.
Avec la retenue qu'exige sa fonction actuelle il est passé de DSK l'américain, à DSK, l'européen, une façon de se rapprocher délicatement de la France dont il dit qu'elle lui manque.
Il n'y a ausi qu'un pas à franchir pour se faire une idée sur sa possible candidature. Lorsque Laurent Delahousse, l'a interrogé sur les propos récents d'Anne Sinclair il a rétorqué qu'il écoutait toujours sa femme. L'écouter c'est bien joli mais est-ce à dire qu'il tient toujours compte de son avis pour prendre ses décisions ?
Alors, lorsqu'il a donné sa définition du socialisme, a t-il dévoilé son futur slogan de campagne l'espoir, l'avenir, l'innovation, je ne suis pas loin de le penser.
Dans cet excercice de dix minutes, la prestation de Dominique Straus-Kahn peut être qualifiée de satisfaisante. Il y aura toujours et encore quelques grincheux pour dire qu'il n'a pas abordé tel ou tel sujet, en tous les cas son probable positionnement pour les présidentielles fait de lui un candidat plus que sérieux pour affronter Nicolas Sarkozy.
Pour l'heure ne boudons pas nos espoirs le Parti socialiste offre un panel de candidat suffisant pour que militants et sympatisants aient le choix pour expédier l'actuel chef du gouvernement dans les bas-fonds de Neuilly.




