Hier soir, j'avais plusieurs options. Soit je passais ma soirée dans un bistro, je me scotchais pendant 1h30 dans le canapé à regarder TF1, je me couchais de bonne heure sachant très bien qu'il fallait être debout ce matin à 5 heures. J'ai opté pour une solution médiane. j'ai regardé Nicolas Sarkozy, jusqu'à ce que le sommeil me vienne.
Un très bon somnifère ce président. Il était tellement ennuyeux qu'en moins d'une heure, je tombais dans les bras de Morphée. J'ai commencé un live-tweet. Chez moi Twitter pédalait même avec un espace après #sarkotf1. L'exercice était épuisant et moi épuisé.
Comme dans un mauvais film, je voyais tous les gags venir. Le Coucou, évoquait hier soir un grand roque, coup élémentaire pour bien préparer la suite d'une partie d'échec. N'ayant pas été jusqu'au bout du show case, j'avais prévu un pat. Etre pat aux échecs signifie que celui d'en face ne peut plus bouger aucune pièce. C'était le cas du chef de l'Etat hier soir.
Finalement Sarkozy n'a fait que du Sarkozy. Egal à lui-même, c'est tout. Aucune idée neuve mis à part celle de trouver un demi-milliard d'euros supplémentaire pour le budget du ministère de l'Emploi. Où trouvera t-il l'argent ? En le prélevant sur d'autres ministères. Pas un de ses interlocuteurs ne lui a demandé sur quel ministère.
Ses interlocuteurs, de simples figurants, de bons Français impressionnés, par la maquilleuse dans la loge, le plateau de télévision et ses spots, et caméras, Jean-Pierre Pernaut et devoir s'exprimer en direct à la télévision. Quoi de plus naturel que ces attitudes. Du velours donc pour le candidat en campagne qu'est déjà le chef de l'Etat.
Son conseiller en communication lui a même préparé deux formules : tailler des croupières qui signifie Susciter, à quelqu’un, des affaires, des embarras, lui donner bien de l’ennui (source), puis Je sais bien que tout n'est pas en abscisses et en ordonnées, qu'il y a des choses qu'on rate. Il est évident que cette réplique était préparée au millimètre.
Juan, titre blabla de président, je suis complètement d'accord avec lui. Je ne m'attendais pas à mieux, à pire non plus comme il est déjà à bloc.
La gauche peut et doit se réjouir de cette très mauvaise prestation et ne pas nous dire encore une fois qu'elle s'attendait à autre chose.
C'est bien mal connaître Nicolas Sarkozy. Il ne veut pas, il ne peut pas faire mieux, c'est comme cela.




