Le grand cirque permanent
Inutile de revenir sur le fiasco de la participation aux cantonales, inutile de revenir aussi sur la trop faible progression de la gauche en opposition à un pouvoir plus que vacillant et enfin inutile de se faire trop de peurs avec le score du Front national. Le parti d'extrême droite n'ayant que deux élus départementaux.
Ce triste spectacle pourrait se terminer là, ici et maintenant. Il n'en est rien. Déjà sur la piste bien avant les élections cantonales, le grand cirque politique dresse son plus grand chapiteau avec encore et déjà, en ligne de mire les présidentielles de 2012.
Douze mois de sondages, douze mois d'alliances, d'amours de désamours, de copinages, d'enculages, douze mois de coups bas et d'accolades fraternelles et tout cela pour qu'au final une nouvelle figure occupe la fonction présidentielle.
Je crains fort que cette campagne ne soit une fois de plus qu'une parodie de programme électoral contre parodie de programme électoral. Le bas des égos est ouvert depuis bien longtemps. Cette présidentielle ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. Pas plus que les précédentes d'ailleurs. À lire les desseins des appareils, l'on se dirige tout droit vers une campagne exclusivement basée sur la communication. La meilleure stratégie de marketing l'emportera au détriment du contenu d'un programme.
En attendant, ce gouvernement en place ne se met toujours pas au travail. En attendant, il n'y a aucun programme efficace de relance de l'emploi, de la consommation. Aucune prospective n'est échafaudée pour les années à venir. Nicolas Sarkozy et son gouvernement fonctionne à la petite semaine. Au coup par coup comme les débutants aux échecs. Il perpétue les erreurs de ses trois premières années au pouvoir. Il est ici, il est là, il est partout, il est nulle part, il papillonne comme un jeune puceau courant après les jouvencelles pour au final n'attraper que celles qui sont hideuses mais tellement malignes.
Il serait grand temps de s'intéresser aux réalités. De plus en plus de Français sont rangés sur des voies de garage, vivent l'exclusion, la pauvreté, les fins de mois compliquées. Le grand cirque n'est qu'un leurre pour ceux-là, ils n'y croient plus. Même les clowns ne les font plus rire.




