Sarkozy nous refait le coup du pouvoir d'achat
En 2006, un an donc avant sa victoire aux présidentielles Nicolas Sarkozy déclarait à Frantz-Olivier Giesberg [...]Maintenant, je vais creuser l'écart. [...] Parce qu'il y a aujourd'hui quatre thèmes porteurs pour être élu président : la sécurité, l'immigration, le pouvoir d'achat et l'éducation.
Cinq ans plus tard, la stratégie de Nicolas Sarkozy est la même.
Hier, le candidat - président en campagne a choisi Charleville-Mézières pour tester son discours et ses formules.
En 2007, dans cette même région, il déclarait aux ouvriers d'une usine de fonte Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous abandonnerai pas. Hier, il n'a pas hésité une seconde pour resservir la même soupe à cette même population Beaucoup d’ouvriers dans les Ardennes ont eu à subir le chômage partiel et sans la moindre hésitation encore, il a déclaré que son objectif était de Donner du pouvoir d’achat supplémentaire aux ouvriers et salariés.
A Vrigne-Aux-Bois, Nicolas Sarkozy a rencontré les représentants syndicaux de la Fonte Ardennaise.
Sur les 850 salariés des Fontes ardennaises, répartis sur l'ensemble du département, 270 ont répondu à l'invitation. C'est dire le fiasco de l'opération présidentielle.
A voir la Une de l'Union du jour, l'on se demande encore comment des Français attendent et implorent les faveurs de M.le Président. L'on peut aussi s'interroger sur l'orientation politique et le manque d'objectivité de ce quotidien.
Historiquement, la Champagne-Ardenne est fortement ancrée à droite et ce n'est donc pas un hasard si le chef de l'Etat a préféré cette région pour faire ses annonces sur le pouvoir d'achat. Il est évident qu'il n'allait opter pour la Bretagne, pour faire son numéro.
Sa stratégie est identique à celles des stars du show-business. Il vient d'abord en province pour roder le spectacle puis il analyse, ce qui a fonctionné et ce qui a moins séduit. Ensuite, il présentera une mouture bien affinée à la France entière lors d'une très grande représentation nationale.
Pour lui, la question est maintenant de savoir si les ingrédients de campagne de 2007 sont toujours aussi efficaces pour 2012...
Pour une grand majorité de Français, aujourd'hui la question ne se pose plus.
C'est niet !




