Augmentation des pauvres et diminution des aides
Le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) a décider de faire passer son budget de 500 millions d’euros en 2011 à 113 millions en 2012, tout cela alors que le nombre de précaires a augmenté de 21% en France cette année.
Il y a des incohérences que je n'arrive vraiment pas à comprendre. Certes, l'Union Européenne s'appuie sur la crise globale qui règne en Europe, pour rogner ce budget indispensable à tant de familles en difficultés.
Le Secours Populaire reçoit plus de 55% des denrées de la part de ce dispositif européen. Avec cette coupe drastique, Julien Lauprêtre, son président, lance un cri d'alarme Si rien ne bouge, on court à la catastrophe alimentaire.
Le triste constat de l'augmentation des personnes en difficulté est une réalité et il inutile de faire l'autruche ou de se voiler la face La demande d’aide des personnes en difficulté explose, nous avons secouru 2 millions de personnes en 2009, 2,4 millions en 2010, et nous avons déjà dépassé ces chiffres cette année alors que nous ne sommes qu’en septembre.
Cette crise sociétale est certes très loin des préoccupations politiques actuelles. Il n'empêche qu'il serait de bon ton que nos candidats aux présidentielles, s'engagent fermement afin de soutenir une partie de cette population exclue de tous les schémas et prospectives.
Les Restos du cœur et à la Croix-Rouge, sont dans le même cas de figure et anticipent déjà une chute de 25 % de leurs ressources. Maurice Lony, directeur de la La Fédération française des banques alimentaires, s'inquiète Si cette réduction budgétaire était appliquée Cela aurait des conséquences dramatiques sur l’équilibre nutritionnel des repas, puisque le programme européen, en ce qui nous concerne, nous fournit les produits de base tels que l’huile ou la farine.
Il semblerait que Bruno le Maire travaille à trouver une solution.
Allez, vite le temps presse et ce dossier est prioritaire !




