Franchement, Sarkozy et Karachi...Franchement !
Ce n'était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler d'ça, franchement, enfin écoutez c'est ridicule, franchement, m'sieurs, fran, franchement c'est ridicule, pas vous hein...
En ce 19 juin 2009, Nicolas Sarkozy répondait à une question de Philippe Alfroy de l'AFP à propos des origines de l'attentat de Karachi, des commissions et des rétrocommissions qui auraient été utilisées pour le financement de la campagne d'Edouard Balladur.
Au risque d'étonner mes copains de gauche, je vais citer un extrait du discours de François Bayrou donné ce week-end dans le Var On prétendait que les voyous étaient dans les cités et qu’on allait les nettoyer au Kärcher, on découvre qu’en réalité les voyous on les a installés au cœur de l’État. (…) S’il y a les affaires Karachi, Djouhri, Bourgi, Tapie, Guérini, Takkiedine et compagnie, tout cela avec leurs ramifications et leurs intermédiaires, tout cela nous fait honte, et c’est à ceux-là en vérité qu’il faut en premier lieu passer le Kärcher !
Pour le coup, l'on ne peut pas taxer le président du MODEM, de pratiquer le double langage dont il est habituellement friand.
Le rebondissement judiciaire d'hier, avec la mise en garde à vue de Nicolas Bazire et la mise en examen de Thierry Gaubert, tous deux, proches de Nicolas Sarkozy, pourrait être le premier coup de kärcher à l'intention du pouvoir en place.
Désormais, il sera très difficile au chef de l'Etat d'utiliser ce franchement, qui prendrait des allures encore plus ridicules qu'en 2009.
Pour suivre le déroulé permanent de cette affaire Seb Musset tient un blog dédié. pour en savoir plus sur l'historique du Karachigate, Guy Birenbaum a édité On nous appelle "les Karachi" de Magali Drouet et Sandrine Leclerc.
Franchement, il sera temps de savoir la vérité, toute la vérité, franchement, M'sieur Sarkozy, hein ?




