Sénatoriales : est-ce le glas qui sonne pour la Sarkozie ?
Victoire historique, majorité absolue, coup de tonnerre politique...
Ce matin les coeurs sont fiers à gauche.
Cette joie est compréhensible puisque pour la première fois depuis 1958, le Sénat, plus pompeusement nommé, la chambre haute, bascule à gauche.
Jean-Pierre Bel, le probable futur président était très heureux d'annoncer hier soir que le 25 septembre restera comme un jour qui marquera l'histoire. Le Sénat va connaître l'alternance.
Après les régionales, les cantonales et les municipales, Nicolas Sarkozy vient de perdre sa dernière élection à sept mois des présidentielles. Mais en fait ce résultat d'hier, n'est que la résultante, d'une part, de sa politique et d'autre part, du résultat des scrutins municipaux et généraux.
Tous les qualificatifs peuvent donc être apposés à cette belle victoire ou à cette sinistre défaite de celui qui promettait monts et merveilles lors de sa campagne électorale. Cependant, je ne puis tomber dans l'optimisme béat de François Hollande, lorsqu'il affirme que ce résultat est d'une certaine façon prémonitoire de ce qui va se passer en 2012. Doù la forme interrogative du titre de cette note.
Une fois cette fièvre du dimanche soir retombée, il faut regagner le sol et peut-être aussi, regarder derrière comme l'écrivait hier soir Guy Birenbaum, se calmer :
Ce résultat doit nous pousser a beaucoup d'humilité. Ce n'est seulement qu'au soir du 6 mai 2012, que nous pourrions danser sous les lampions. En attendant, tout reste encore à faire.
Mes copains de gauche se sont collés sur les claviers dès hier soir : Elmone avec Le Sénat passe à gauche, Gabale La Lozère a son sénareur socialiste, David Burlot La victoire inutile ? le point Afida, Cyril Le Sénat change de bord, Disparitus La cohabitation nouvelle du triple A, Le pudding à l'arsenic Sénat : Sarkozy entre dans l'histoire, Sarkofrance Sarkozy perd son Sénat.




