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Avant que le Président de la République ne présente ses voeux à la nation, j'ai eu cet immense privilège de le rencontrer. Il était hier au Comptoir de la Comète et avait fait le choix, en cette fin d'année de recueillir les remarques de Mathieu, sur le changement du taux de TVA dans la restauration. Vaste sujet.
D'un pas svelte et élégant, il s'est avancé vers nous.
- B'jour, m'sieurs, comment allez- vous ?
- Mal comme tout l'monde, enfin lorsque je dis comme tout le monde, je pense à tous ceux que vous avez taxé, lui a répondu Nicolas.
- Vous prenez kaike chose avec moi au comptoir, le temps qu'jvous explique ?
- Mathieu, un Monaco, pour commencer, tu peux aussi mettre un Sérieux à Nico, c'est ma tournée. Bon, puisque l'on est à quelques heures de la fin de 2011, on va peut-être arrêter les mondanités. Lui c'est Nico et moi c'est Yann. On va s'tutoyer, sinon la soirée risque d''être chiante.
- Euh, moi c'est Nicolas - ça on le savait - Chouchou pour les intimes, mais chuis pas DSK. Des "z'intimes" à part Carlita, il n'y en a pas beaucoup. J'peux quand même pas aller au Bois, avec tous les flics que Guéant à collé là-bas, j'me vois mal me retrouver au post' à cause d'une gât'rie brésilienne.
Je n'avais pas remarqué que pendant ce temps-là, Nico avait le doigt scotché sur l'iPhone.
C'est lorsque j'ai vu se pointer quelques fines lames de la blogosphère de gauche que j'ai compris. Sont arrivés, vraiment dans le désordre : Seb, Juan, El Camino, Romain en veste couleur pistache, David, Melclalex, l'autre Romain, le taulier du Pudding, P'tit Louis, Bembelly, Elmone, Homer, Gaël, Cyril, Monsieur Poireau, Marco, CC et en bon dernier, comme d'habitude, Ronald qui, pour justifier son retard nous a expliqué qu'il a été obligé de changer deux fois de métro parce que ça puait le vomi ou le parfum de "poufiasse".
Evidemment, tout ce petit monde faisait cercle autour du Président et chacun y allait légitimement de ses remarques. L'un d'entre nous, trop énervé après la huitième tournée s'est lâché Laissez-moi, j''vais lui péter la gueule. Nico s'est empressé de calmer l'impétrant Non non, tu ne pètes la gueule à personne, tu bois un coup et tu fais pas chier, il est cool il a même payé sa troisième tournée.
Didier Goux, venu du diable Vauvert, vociférait à qui ne voulait plus l'entendre Faites venir la troupe et que l'on égorge tout de go, ces analphabètes de gauchistes. Guy, accompagné de la ravissante @Lise Pressac, prenait discrètement quelques notes, en vue sûrement, d'un billet à venir sur le Lab.
C'est quelques bières plus tard, que Nico s'est exprimé.
- Vos gueules bandes d'ivrognes. Lorsqu'il place son index à la hauteur du côté droit du nez, tout le monde devine que l'instant est solennel. Le silence se fait immédiatement.
- Bon tu vas à l'essentiel Nico, j'ai faim et l'alligot m'attend !
- Ta gueule le Vieux. Je veux adresser mes voeux et ceux de tous les leftblogs à Nicolas, hein. Euhhh nous te souhaitons une bonne retraite avec ta grosse et ta môme. Nous te souhaitons de beaux voyages sur le yacht de ton ami Bolloré, nous te souhaitons encore, enfin, euhhh, ce que tu veux mais nous ne voulons plus de toi, donc ce serait bien que courant 2012, tu nous lâches la cravate.
C'est après un tonnerre d'applaudissements que le Président a souhaité prendre la parole.
- Ecoutez, mes amis, chuis vraiment très content d'être avec vous, ça m'change de tous les coincés d'l'Elysée et, j'vais vous dire, les yeux dans mes yeux, que chuis d'accord avec vous. J'ai fait un quinquennat de merde, avec des ministres aussi nuls les uns que les autres et que chuis bien content, hic, hips, si j'perds les élections. J'vais laisser toute la merde à la gauche et comme tu le dis si délicatement Nico, j'vais partir avec Carlita et la p'tite faire un tour du monde. Comme DSK, j'vais faire des conférences chez les "chintocks" histoire d'arrondir les fins d'mois et vous n'entendrez plus parler d'nous. Eh Mathieu, tu nous r'mets un p'tite dernière ! Eh les gars vous connaissez La grosse bite à Dudule ?
C'est la grosse bite à Dudulleuh...
Très bonnes fêtes de fin d'année à tous et pour 2012, vive la quille !
Mon cher Corto,
Dans ton billet de ce mardi tu soldes tes comptes avec Nicolas.
L'objet de cette note n'est pas de te coller au poteau ou de te clouer au pilori. Loin de là.
Dans son billet d'hier le taulier de PMA évoque ses six années de mauvaises rencontres et tu es dans le lot, alors que, vous ne vous vous êtes jamais rencontrés dans la vraie vie.
C'est juste à cet endroit que je veux mettre l'accent.
Je suis intimement persuadé que si tu passais, ne serait-ce que quelques instants avec celui que tu appelles sa Majesté Jegoun 1er, tu changerais d'avis au bout de quelques minutes.
Il ne faut pas que tu t'imagines que je suis en train de défendre mon copain. Ce n'est absolument pas cela. Je sais aussi, qu'à la lecture de ces lignes, il va me balancer un texto en me traitant de vieux con et en me disant de m'occuper de mes affaires et qu'il est assez grand pour régler les siennes. Il aura entièrement raison.
Il est vrai qu'il est assez grand.
Justement, assez grand, pour encaisser comme beaucoup d'entre nous les coups durs de la vie, assez grand pour être encore plus grand lorsqu'il est en face à face avec la détresse des autres, assez grand aussi pour relativiser les babioles et la routine de notre petite galaxie blogosphérique, mais surtout assez grand pour partager. Il est vrai que ce vocable, se fait rare de nos jours. Et pourtant...
Dans cette période assez sombre, je trouve tout simplement dommage que l'on se tape sur la gueule entre blogueurs. Je n'aime pas la bagarre, je n'aime pas le proverbe oeil pour oeil, dent pour dent, je n'aime pas le règlement de compte virtuel.
Je préfère de loin, la rencontre, la vraie. Celle où tu perçois un faisceau d'humanisme, dans le regard de celui qui te semble être ton pire ennemi. Et là alors, tu changes d'opinion.
Tu peux toi aussi me demander de quoi je me mêle. Tu peux aussi écrire que je suis de sa bande et l'un de ses disciples. Je te rassure mon idéal est encore et toujours Ni Dieu ni Maître. Je te rassure aussi, entre lui et moi, comme avec beaucoup de blogueurs, qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre, nous sommes sur un même pied d'égalité. Evidemment nous nous faisons des liens, mais ces liens vont aussi vers Falconhill, vers Vlad, vers l'Hérétique et vers bien d'autres encore, alors qu'eux, ne partagent absolument pas nos idées de sales gauchistes.
Si j'ai osé aujourd'hui cette lettre - qui n'intéressera personne, sauf peut-être, quelques assidus de nos blogs - c'est parce que je suis un vieux con, presque le plus vieux de notre cercle et qu'en cette fin d'année, cette ambiance me plombe un peu le moral.
Merci.
Je ne sais si le choix des cartes de voeux de tous les députés est identique. A la limite cela m'est complètement égal.
Ce matin au courrier, j'ai eu la surprise de recevoir les bons voeux de Marie-Renée Oget, députée de ma circonscription. Le recto est d'un classique habituel. En revanche, le verso est signé par Nono, dessinateur breton. Je vous laisse apprécier, le dessin et le message.
Chère Marie-Renée, acceptez tous mes bons voeux en retour. Merci pour l'humour et pour le reste aussi.
C'est sous la plume de Guy Birenbaum pour Le Lab Europe 1, que j'ai redécouvert cette vidéo du candidat Nicolas Sarkozy. Plutôt que de vous en infliger le visionnage, j'ai recopié sa déclaration de promesses et d'engagement.
Depuis vingt-cinq ans on vous dit qu'il n'y a rien à faire, que rien n'est possible. La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire. D'autres ont réussi le plein-emploi, l'intégration, la maîtrise de l'immigration. Je veux résoudre les problèmes de la France. Si je me suis présenté à vos suffrages, si je sollicite votre confiance, c'est parce que je sais, que tous ensemble, tout peut devenir possible. C'est une question de valeurs, je crois au travail, je crois au mérite, je crois à l'autorité, je crois à la récompense. Je refuse le nivellement, l'égalitarisme et l'assistanat. Ce sont ces idées, ces valeurs que je veux défendre pour la France.
Je sais fort bien qu'il faut prendre les promesses de campagne pour ce qu'elles sont mais, affirmer de telles déclarations, avec un tel aplomb, a été très motivant pour l'électeur novice ou le déçu des deux mandats de Jacques Chirac. Pour preuve, Nicolas Sarkozy a été élu avec 53,06 % devant Ségolène Royal.
Le ton de ce billet, n'est pas de stigmatiser les braves gens qui ont fait ce choix en 2007. Pas du tout. Il est tout simplement question, de disséquer quelque peu les propos du candidat et de mettre en parallèle les résultats de ce président depuis bientôt cinq ans.
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy s'appuie sur le phénomène de la crise, qu'elle soit de l'euro, qu'elle soit mondiale, mais en tous les cas, monétaires pour mettre en place des plans de rigueur qui fragilisent encore les plus faibles. A aucun moment de son quinquennat, il n'a mené une politique égalitaire. C'est donc l'air piteux, qu'il s'affiche de sommets en sommets aux côtés d'Angela Merkel pour nous expliquer que la période actuelle plombe l'avancée des économies mondiales. Une fatalité en quelque sorte, où lui aussi, ne peut absolument rien.
Comme le précise Ménilmuche, Le cap des cinq millions de demandeurs d’emploi est franchi. Ce n'est pas faire preuve d'antisarkozysme, que de dire que sur ce volet important pour une société, Nicolas Sarkozy est aux antipodes du plein-emploi. Puisque d'autres ont réussi le plein-emploi, pourquoi pas nous, Monsieur le Président ? Fallait-il attendre le fameux sommet sur l'emploi de janvier pour que des solutions émergent par enchantement ?
En 2008, Eric Besson "travaillait" sur l'objectif de 26.000 reconduites aux frontières pour 2009. En 2010, pour atteindre ses objectifs, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, demandait aux Préfets, d'amplifier les expulsions de sans-papiers d'ici la fin de l'année pour atteindre l'objectif de 28.000 reconduites à la frontière. Le 8 août dernier, Claude Guéant, voulait battre un record avec l'objectif de 30.000 reconduites d'étrangers en situation irrégulière. Le meilleur résultat historiquement enregistré par la France, disait-il... C'est évidemment une solution radicale pour réguler la maîtrise de l'immigration et pour faciliter l'intégration des étrangers. Surtout, pour le berceau de la patrie des Droits de l'Homme et du citoyen. Je laisse à chacun le fait d'apprécier ou pas ces méthodes.
Force est de constater monsieur le Président, que nous n'avez absolument rien résolu. Pire même, la France est dans un état encore plus déplorable que lorsque vous en avez obtenu la gouvernance. Chiffres et statistiques ne sont là que pour en attester. Vous avez manqué votre quinquennat et pourtant, il n'y avait pas de fatalité.
Ce billet en forme de constat, pourra juste servir à éclairer peut-être, les braves gens qui avaient fait le choix Sarkozy en 2007. Ce qu'il a promis en 2007, il le promettra en 2012, avec autant d'aplomb. Après, c'est à vous de voir...
Cela sera, bel et bien la première fois qu'une campagne présidentielle se déroulera sur un fond de crise financière et sur un tel déficit du pays.
L'objectif des candidats, sera complètement inhabituel et aucun, ne s'est encore essayé à cet exercice. Celui qui l'emportera sera l'homme ou la femme qui aura réussi à rassurer le plus possible les Français sur leur avenir.
Avec cette crise en toile de fond, faire des promesses trop idylliques, pourra avoir un effet boomerang et au lieu d'annoncer des vents d'espoir, ces annonces donneront une trop forte impression de méconnaissance des réalités économiques nationales et de la conjoncture internationale.
A l'inverse, un excès de réalisme n'aura pour but que de diriger l'électeur vers les extrêmes.
A n'en pas douter quatre candidats se détachent de l'ensemble des dix probables à la veille du premier tour : François Bayrou, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.
Je ne partage pas l'avis de Nicolas qui écrit Par ce genre de billet, je réussirai à mettre dans le crâne de quelques lecteurs que l’on peut considérer François Bayrou comme un clown. Le candidat du MODEM a depuis cinq ans claironné et annoncé, alors que personne ne souhaitait l'entendre, que la zone euro subirait une crise sans précédent. Et pourtant, il n'est pas un eurosceptique de la première heure. C'est donc pour cette raison que je le place dans le dernier carré.
François Hollande est le candidat désigné par les primaires socialistes. Il bénéficie du succès de cette première démocratique et peut donc compter sur un socle électoral de militants et de sympathisants fidèles aux idées de gauche et au programme fixé par le Parti socialiste.
Marine Le Pen, comme à l'accoutumée s'appuie sur les thématiques rudimentaires de l'extrême droite. Face à la montée croissante du chômage et à l'échec de le politique de Nicolas Sarkozy, elle peut capturer les voix des déçus de l'UMP qui ne feront pas confiance à François Bayrou, lui reprochant son côté p'têtre ben qu'oui, p'têtre ben qu'non.
Nicolas Sarkozy, bien qu'aujourd'hui à la rue, est capable de distribuer tout et n'importe quoi lors des dernières semaines avant le premier tour de scrutin. Augmentation des prestations familiales, diminution de certaines taxes etc. Il peut encore s'appuyer sur la panoplie du pouvoir pour faire des promesses faciles que les braves gens accueilleront encore à bras ouverts.
C'est donc une drôle de campagne qui s'annonce et bien malin, celui qui est capable aujourd'hui de désigner les deux candidats du second tour. Il est dommage de ne pas pouvoir fouiller dans les archives du Lab d'Europe 1. J'ai lu il y a une quinzaine de jours, je crois, le billet d'un éditorialiste qui suggérait la possibilité d'un second tour Bayrou- Le Pen...
Est-ce utopique ?
A mon humble avis, les électeurs qui pourront faire pencher la balance ne se sont pas encore fixés sur un possible vainqueur. Ce sont ceux-là, que les candidats devront convaincre. Reste maintenant à déterminer le pourcentage des indécis de la dernière heure.
Dans le JDD, Christine Lagarde, actuellement directrice générale du FMI, déclare Le Vieux Continent plonge dans la récession, freine le commerce mondial et la production. Et sa crise financière se répand en une crise de confiance dans les dettes publiques et dans la solidité du système financier. Le principal partenaire, l’Amérique, est touché. Ainsi que les pays émergents, moteurs des années 2000 aujourd’hui grippés.
Ce qui sonne comme une accusation à l'encontre de l'Europe me laisse assez pantois ce matin. Il se pose alors deux questions : est-ce que Madame Lagarde comprend bien le fonctionnement de l'économie mondiale ? Ou alors : quel intérêt a-t-elle de montrer du doigt le Vieux continent ?
Je n'ai pas d'éléments pour répondre à ces deux questions mais, il me semble utile de rappeler à l'ancienne ministre de l'Économie française de 2007 à 2011, qu'elle était en pleine fonction, lorsque la crise des subprimes a éclaté aux États- Unis. Il me semble également utile de lui rappeler que le tsunami financier a touché de plein fouet tous les pays de la planète. Sous sa gouvernance, le déficit public de la France est passé de 7,5 % du PIB en 2009 à 7,1 % en 2010, soit plus que le déficit moyen (5,8 %) des pays de la zone euro.
Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée.
Depuis cette époque, l'économie mondiale n'a fait que du surplace, suspendue qu'elle était au redressement économique des États-Unis.
Madame Lagarde fait une erreur fondamentale en déplaçant les responsabilités. Est-il nécessaire de rappeler les déclarations qu'elle faisait en pleine crise américaine ? Le 18 décembre 2008, au micro de France-Inter elle déclarait Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. Il est largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique. Sur Europe 1, le 21 septembre de la même année Je ne suis pas euphorique, pas plus que je n'étais catastrophiste. La crise est loin d'être finie. Puis dans Le Figaro du 10 février 2008 Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée.
L'Amérique est l'épicentre - qu'elle le veuille ou non- de la situation de la crise qui secoue actuellement l'Europe. Certes, ce ne sont pas de la faute des Américains, si les banques européennes subissent les déficits des pays aujourd'hui à risques, que sont la Grèce, le Portugal, l'Irlande et maintenant la France mais, n'oublions pas que la note américaine a été abaissée et que nous dépendons inévitablement de la tenue du dollar dans beaucoup de nos importations. En soutenant une monnaie surévaluée, avant de tomber dans le chaos prévu entre 2012 et 2016, les États-Unis portent le chapeau de la crise systémique qui fragilise tous les pays du globe.
En tout état de cause, l'Amérique n'est plus l'hyper-puissance qu'elle était jadis et actuellement ce pays est devenu insolvable et ingouvernable.
Le passage de Chistine Lagarde à Bercy n'a pas laissé que de bons souvenirs, il m'étonnerait fort qu'à la direction du FMI, elle marque les mémoires du sceau de ses compétences. Afin d'être complet sur ce registre, son prédécesseur Dominique Strauss-Kahn, tenait il y a peu, sensiblement les mêmes propos en Chine.
À croire que les paillettes d'Hollywood, mettent un voile sur les lucidités.
Du premier janvier 2011 à ce jour, j'ai publié 518 billets.
Évidemment, ce chiffre est absolument ridicule, si je veux le comparer aux productions gigantesques de Nicolas et Juan. À ce titre, je m'attends à un commentaire du genre fainéant de la part de mon compère natif et occasionnellement des Côtes d'Armor.
N'ayant pas d'idée précise de note ce matin, il me fallait bien trouver une introduction accrocheuse. Je n'allais quand même pas, niaisement, remercier les visiteurs, commentateurs et celles et ceux qui utilisent Twitter et Google+ pour booster les notes. Je les remercie très chaleureusement.
Je n'allais pas non plus embrayer, tout de go, en vous souhaitant à toutes et à tous de très bonnes fêtes de Noël. C'est en tous les cas mon souhait le plus cher. Bon Noël !
En guise de cadeau, je vous offre, ce que beaucoup redoutaient. Mais, seuls les cons ne changent pas d'avis. À l'occasion d'un magique KDB, j'ai tenté quelques pas de danse sur les chansons d'une désormais célèbre bretonne. Certains s'en souviennent encore. J'avais même osé écrire, dans le premier billet de Zikio, qu'elle ne figurerait pas dans la playlist.
À son sujet, je me suis trompé et m'en excuse ici auprès d'elle. Lors du deuxième Blogo Club Guingampais, j'ai bien humblement avoué avoir été séduit pas quelques chansons de Nolwenn Le Roy. Cela m'a valu quelques charmants billets moqueurs.
Mais, j'assume et confirme qu'il est tout à fait possible d'écouter Samson et Dalila tout en passant Manu Chao à Gossip et Benny Goodman et donc du Nolwenn Le Roy.
Ce billet n'a définitivement ni queue ni tête ! Oui, je le sais.
Corto 74 qui n'a pas manqué de me tailler quelques costards durant cette année 2011, me demande quelles sont les photos qui ont marqué mes 12 derniers mois.
Comme ce charmant garçon ignore que je ne suis pas rancunier pour un rond et que je manie l'humour avec autant d'habilité que d'autres la langue de bois, je me prête avec grand plaisir à cette chaîne.
La première image qui me vient en mémoire est celle d'un de nos amis, envolé au paradis de blogueurs - mais oui, il y en a un -. En cette période festive, je ne peux sans émotion penser encore à lui, à sa famille et à son grand copain Nicolas.
Cette seconde image n'est que pur et simple bonheur au large de Paimpol. Je ne vais pas dévoiler complètement l'endroit. Trop de touristes sauvages pourraient venir y déranger mes amis, les dauphins.
Lors de mon dernier passage à Paris, je me suis arrêté quelques instants devant cette grande dame. L'an prochain, elle aura une autre majorité, j'espère. C'est en tous les cas, l'idée qui m'est venue au moment où je prenais ce cliché.
Lorsque j'ai lu qu'il partait en congé pendant quinze jours, j'ai pensé que nous allions être un peu tranquille pendant la trêve des confiseurs. Fausse alerte !
Comme quasiment toutes les semaines, il a reçu quelques députés UMP pour faire le show. Ces fidèles représentent ce que l'on appelle le bon public. Face à eux, il pérore et chaque semaine s'amuse à démolir ses concurrents à la course à l'Elysée.
Cette fois encore, il s'est attaqué à François Hollande en le qualifiant de petit. J'espère que ce n'est pas une attaque ciblée sur le physique du candidat socialiste. En matière de taille, notre président n'a pas les centimètres nécessaires pour jouer chez les Chicago Bulls. Au travers de ce vocable, je perçois malgré tout le côté méprisant du chef de l'État à l'égard de ceux qui ne sont pas ses semblables.
Toujours au sujet de François Hollande il déclare à sa cour Son problème, c'est qu'il fait la même campagne après la primaire que pendant. Ce n'est pas lui qui a changé, c'est la lumière. Quand on est candidat à la présidentielle, on est dans une lumière où la moindre peluche sur le costume se voit. Cette petite phrase peut sembler anodine - mesquine comme souvent chez Nicolas Sarkozy - mais elle symbolise très nettement que la campagne électorale est bien lancée et que lui comme les autres, occupe le terrain. À la seule différence déjà dénoncée par certains : ses déplacements sont financés en totalité par l'État, c'est-à-dire, par nos impôts. Cela est définitivement scandaleux et inadmissible.
Comme un acteur, il jouait.
Ces rencontres du mardi soir avec "ses" députés ne donnent pas en tous les cas, les signaux nécessaires au national et surtout à l'international, pour le chef de l'État français soit considéré comme un homme digne de sérieux et de confiance.
Surtout lorsque l'un des participants à cette mascarade dévoile Comme un acteur, il jouait. Il a hâte de se lancer dans le combat électoral.
À propos de son organisation de campagne, il fait aussi le paon, afin d'amuser la galerie C'est une organisation peu lisible de l'extérieur. Moi-même, j'ai du mal à m'y retrouver ! Pour conclure, il tente un bon mot, sûrement glissé pas l'un de ses conseillers boutonneux Celui qui regarde les sondages, il est comme un serpent devant une clarinette.
Je veux bien être taxé d'anti-sarkozysme primaire, mais lorsqu'un chef de l'État tient de tels propos alors que les finances de la nation et de l'Europe sont plus que dans le rouge, je me dis que pour que le bien collectif, il est grand temps qu'il prenne sa veste, sa pelle et son râteau et qu'il aille nous faire des pâtés sur la plage du Cap Nègre, chez belle-maman.