Nicolas Sarkozy : le président du chômage
S'il n'a pas réussi à être le président du pouvoir d'achat, s'il n'a pas réussi à être le président de tous les Français, Nicolas Sarkozy a pour le moins obtenu les galons de président du chômage.
Les résultats du mois de décembre ne sont pas réjouissants puisqu'avec 29.700 demandeurs d'emplois de plus en décembre, cela porte à 152.000 chômeurs supplémentaires sur l'année 2011. Cette hausse atteint la barre des 5,6 % sur un an.
Nous pouvons atteindre le plein emploi
A ce rythme et surtout parce que l'on voit mal, ce qui pourrait inverser cette fâcheuse tendance, la barre fatidique des 3 millions de chômeurs pourrait être atteinte au début du printemps.
Au risque encore une fois de passer pour un antisarkozyste primaire et de me faire taquiner par ses défenseurs, je préfère renvoyer mes détracteurs à son projet (format PDF).
Sur le volet de l'emploi, il énonce très précisément : "Nous pouvons atteindre le plein-emploi, c’est-à-dire un chômage inférieur à 5 % et un emploi stable à temps complet pour tous. C’est de cette manière que nous pourrons vraiment réduire la pauvreté, l’exclusion et la précarité".
Il aura beau rôle avec ses ministres référents, d'accuser la crise, d'être responsable de ces mauvais chiffres. Il n'empêche que même la crise, n'est toujours pas enrayée et ce, malgré les multiples sommets franco-allemand pour trouver des solutions fiables.
Ah ! Puisque nous parlons de l'Allemagne et donc de ce fameux modèle allemand que Nicolas Sarkozy met en exemple à chaque plan de rigueur ; le taux de chômage dans ce pays est au plus bas depuis 20 ans et est stabilisé à 7,1 %.
De quelle crise parlons-nous alors ? D'une crise d'incompétence ou de volonté ?




