Une prison vue de dehors à Madagascar

Polémique suite à l’emprisonnement d’une jeune lesbienne

À Madagascar, le sort des minorités sexuelles est relancé dans les débats. En effet, une lesbienne a été emprisonnée et bénéficie du soutien de nombreuses personnes. Sur les réseaux sociaux, les Malgaches publient des photos et des commentaires pour la soutenir.

Une histoire d’amour entre adultes du même sexe

L’affaire a fait un tollé à Madagascar. Une femme de 33 ans, Domoina surnommée « Ken », fait les frais de sa relation avec Fifaliana « Fyh », sa petite amie âgée de 19 ans. Cela lui a valu un placement sous mandat d’arrêt à la prison d’Antanimora. Elle est rattrapée par la loi malgache sur les actes avec un individu du même sexe âgé de moins de 21 ans.

À l’origine, une plainte de la mère de la « victime »

La mère de la « victime » n’a pas aimé que Ken emménage avec sa fille. Fyh quant à elle, nie avoir eu des rapports sexuels avec Ken. Elle avoue juste vivre une relation amoureuse. Selon Fyh, elle a été victime de plusieurs viols de la part de son père et de son grand-père depuis ses six ans et ce durant dix ans. Comme Ken la soutenait pour porter plainte contre son père, sa mère a décidé de prendre les devants, en déposant une plainte.

Une polémique qui pose un problème de société

Plusieurs Hashtags sont utilisés pour défendre la cause de Ken dont le #Colombe (la traduction de « Domoina » son prénom) et le #FreeKen. Cette polémique a conduit à la création d’un comité de soutien.

A Madagascar, la société n’accepte pas l’homosexualité, même si la loi ne la condamne pas fermement. Les rassemblements d’homosexuels ne sont pas bien vus, ils vivent ainsi leur orientation sexuelle dans la clandestinité. En décembre, à Madagascar, une loi a été votée contre la violence sexiste. Le terme « genre » utilisé dans le texte a provoqué cependant la protestation. Des personnalités comme la première dame, l’Église, les joueurs de l’équipe de football, s’étaient engagés pour mieux faire passer la loi.

Ce genre d’actes, qualifié de détournement de mineur, est puni d’une peine de 2 à 5 ans. Les militants LGBT s’inquiètent également pour la sécurité de Fyh.

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