Le sarkozysme n'est pas la droite
Je dois le titre de cette note à un extrait d'un article de Renaud Dély, pour Le Nouvel Observateur.com. Il devrait plaire à mon copain Falconhill, tandis que Nicolas restera pour le coup très dubitatif.
Historiquement la France a toujours été divisée entre deux grands blocs que l'on appelle gauche et droite. Les victoires du second tour se sont bien souvent jouées à quelques points d'écart, exception faite de 2002 ou Jacques Chirac l'avait emporté avec 82,21 % sur Le Pen.
Pour l'élection à venir, la droite française est perturbée et ne sait plus très bien à quel saint se vouer. Nicolas Sarkozy a modifié la géométrie axiale de cette droite républicaine. Renaud Dély, précise : " Le sarkozysme n’est pas la droite, c’est autre chose, une mixture idéologique inédite, et dangereuse, qui écorne le pacte républicain et brise le consensus national érigé depuis la Libération autour du modèle social français".
Le plombier (non polonais), venu réparer une fuite d'eau l'autre jour à mon domicile ne me disait pas autre chose. Il m'avouait être de droite et déclarait avoir voté pour Sarkozy en 2007.
— "Aujourd'hui, je ne sais plus où se situe le Président" me disait-il en confidence.
— " En tous les cas, je ne vais pas voter pour lui au premier tour, maintenant s'il est présent au second, c'est à voir...
Très globalement, l'électeur de droite ne reproche pas à Nicolas Sarkozy, toutes ses frasques, son côté bling-bling d'avant, ses excès de langage déplacés, ses promesses non tenues. Non, ce n'est pas ces points-là que l'électeur de droite retient.
Il vérifie comme tout un chacun, que pendant toute la durée de son quinquennat, le Président, n'a eu de cesse d'opposer les Français entre-eux. Il vérifie aussi et surtout, que la tentation de Nicolas Sarkozy, d'aller de plus en plus vers les idées de l'extrême droite est choquante pour lui.
Ce n'est pas un hasard, si un homme comme Guillaume Peltier est devenu l'un des porte-parole de Sarkozy. Le parcours politique de cet individu intrigue. En effet, en 1997, il était au Front national puis il rejoint Bruno Mégret (ex Front national), président du Mouvement national républicain, un autre parti d'extrême droite. Parallèlement en 1998, Peltier fonde avec l'actuel porte-parole de la fille Le Pen, l'association Jeunesse Action Chrétienté, mouvement qui s'était distingué et mobilisé ardemment contre le Pacs.
Les envolées de Claude Guéant sur les "civilisations", le projet de référendum sur l'immigration, attestent si besoin était, du positionnement, synonyme de danger du candidat Sarkozy.
La droite française n'a plus ses repères mais l'extrême droite trouve un allier consensuel.




