Evidemment, tel n'était pas le discours ce matin au centre de vaccination de Guingamp mais à la lecture de mails de certains sur le canal leftblogs, cela pouvait donner cela à l'intention de ma modeste personne...
Enfin voilà, la grippe du cochon, ne devrait normalement pas passer par moi, puisque j'ai eu ma dose à midi pétante. Etant public prioritaire puisque demeurant dans les Côtes d'Armor et étant voisin d'une porcherie industrielle, c'est sans aucune difficulté que le gazier d''accueil m'a donné le questionnaire :
A la lecture de mes réponses, le préposé administratif est devenue vert. Il a actionné le gyrophare qu'il avait au-dessus de la tête et m'a poussé devant tout le monde. Un pauvre gugusse qui attendait sa piquouse dans le bureau de l'infirmière a été expulsé à coup de pompe dans l'train et la seringue a aussitôt percuté mon bras musclé.
Moralité, il y a quand même quelques avantages à demeurer dans le 22 puisqu'avant de me diriger vers le centre de vaccination, j'avais appelé l'Info grippe au 0825 302 302. Le standardiste m'a précisé que les préfectures fixaient au cas par cas les personnes prioritaires. Pour une fois, j'ai eu du bol !
Maintenant, je devrais avoir de la fièvre, mal à la tête et quelques nausées. A suive donc !
Tagué par Nicolas, c'est avec plaisir que je viens ici faire ma revue de bistros. Il y en a eu quelques-uns mais à travers ce billet, j'ai envie de revisiter trois troquets marquants de mon histoire.
Séquence souvenir-culottes courtes. J'avais entre 7 et 10 ans, c'est déjà un peu loin et demeurait à Quintin. A quelques centaines de mètres de chez moi il y avait un zinc mais un vrai qui s'appelait "Marie de la Barrière". C'était le seul troquet du village à avoir un flipper. L'argent donné par nos parents pour la quête dominicale ne voyait jamais la corbeille du bedeau mais tombait allègrement dans le flipp'. Afin de passer l'après-midi à peu de frais nous mettions des cales sous les pieds de devant ce qui diminuait la pente du machin.
Le second bistro que je voudrais évoquer existe toujours et sous la même enseigne Chez Rollais à St Brieuc. Avant et après de studieuses soirées, c'était l'endroit où il faisait bon se retrouver. Il y avait là, de vieux anars qui se racontaient les luttes de jadis puis, qui nous faisaient la leçon sur ceux que nous devions mener. Quelques vieux aristos, trônaient là et le Chaume aidant, tout ce petit monde refaisait le monde à sa manière, jusqu'à la fermeture légale autorisée.
Mon troisième troquet n'a pas l'originalité des deux premiers. C'est tout simplement un PMU. J'y prends mon p'tit noir du matin avant d'aller à l'usine. Les habitués, comme dans beaucoup de zincs, se réveillent au RnB d'une chaîne télé à la con qui diffuse des clips en boucle. Les gugusses, le nez dans Ouest-France ou dans le Télégramme parcourent d'un oeil glauque, les pages des quotidiens en faisant une pause familière dans la rubrique obsèques, au cas où une connaissance se trouverait au plus près de la boîte à dominos. Le dimanche matin, rituel oblige, j'ai rendez-vous avec mon pote Frédo et quelques motards tranquilles dès 8H30. Tournée de cawas, papotage de mecs : les filles, le foot, la semaine écoulée et zou à la kasbah.
Maintenant, il serait intéressant que Gaël, Le Coucou et Manu nous fassent part de ces arrêts sur image.
Il suffit de trois andouilles devant un café pour passer une bonne fin de matinée. La poignée de main de Rodolphe est de celle que j'aime, elle est franche, ferme et définitive puisque l'amitié est là dès ce premier contact. Ensuite, il y a toute cette lumière pétillante de vie dans les yeux du gugusse. Après il y a les souvenirs presque communs, celles et ceux croisés dans des espaces temps quasiment identiques mais jamais au même endroit. Puis il y a l'OM et donc Marseille. C'est là que Marie intervient, déracinée elle aussi mais avec cette même lumière dans le regard lorsque l'on évoque le Sud et même un peu plus loin.
Un autre café, puis l'on parle des cons, chacun a les siens mais bizarrement nous avons souvent les mêmes. Bizarrement aussi les idées se rejoignent, l'on parle de la guerre d'Espagne, de Franco de Carla (une Italienne) puis de politique et il est déjà le temps de lever le camp.
Il y a tellement d'autres choses à dire et à partager que l'on a décidé à l'unanimité sans avoir voté, c'est un comble, de se revoir au début janvier. Bien évidemment, d'autres andouilles seront les bienvenues sous condition de ne pas nous briser les noix. L'inscription est libre et gratuite et le repas de midi se prendra dans un petit rade sympa sur les recommandations de Rodolphe. La date n'est pas encore fixée mais nous en reparlerons très prochainement. A espérer que Nicolas ait une RTT à rallonge afin de faire le quatrième pour une belote digestive.
En page 33 du Télégramme du jour un Avis au Public qui émane de la préfecture des Côtes d'Armor dit ceci :
En application avec la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement et par arrêté préfectoral et patati et patata... l'installation classée à Plénée-Jugon d'un élevage porçin dont la capacité maximale est de 3817 animaux et repatati et rapatata...
Et ça continue encore et encore...
Ce département sera vraiment indécrottable et les discours enjôleurs des élus responsables au moment des marées vertes ne sont que des des discours d'élus irresponsables qui se fichent de l'environnement et de la protection de la nature comme moi de la couleur du cheval d'Henri IV. Parole, parole parole... Navrant, honteux et pitoyable !
Désolé, sur ce coup là, je ne peux pas fermer ma gueule..
Une espèce d'andouille vient de m'adresser un mail en aparté et amicalement, comme il le précise suite à une réflexion que j'ai jeté sur Facebook : En Côtes d'Armor nous sommes fiers...Mais de quoi donc ?
Ce gugusse me conseille, sous prétexte que mon blog a une bonne visibilité sous Wikio, de vanter les mérites de notre département plutôt que de poser des questions qui peuvent semer le doute et le trouble.
Tout d'abord, j'écris ce que je veux ici sur Facebook comme sur Twitter et ne laisse à quiconque le droit de me dicter le contenu de mes billets. Ici c'est chez moi et chez moi je fais ce que je veux, que les uns ou les autres soient ou ne soient pas contents. S'il n'est plus possible de poser quelques interrogations sur la toile, quelle format de liberté veut-on imposer ? Je n'ai absolument rien à cirer de conseils "d'amis" sur mes sujets de blogage.
Par ailleurs le fait de bien figurer au Wikio, ne me donne en aucun cas une force de lisibilité plus ou moins puissante qu'un autre blog. Et puis là n'est pas la question ! Enfin, comme l'écrit si bien Nicolas dans une charte des commentaires : Les blogs sont un espace de loisir. Je ne suis pas là pour qu’on me casse les couilles.
Je suis pas nature curieux comme une fouine et un peu addict à toutes les geekeries qui arrivent sur la toile. Grâce à Louis (merci beaucoup), j'ai obtenu une invitation à Google Wave. Je me suis empressé d'ouvrir le machin espérant tout de suite en trouver une utilité. Scotché devant mon écran, j'ai bidouillé quelques onglets sans qu'une évidence me saute aux yeux.
Je suis donc allé à la pêche aux infos chez Monsieur Google et tapé : à quoi sert Google Wave. Là une série de vidéos m'est proposée, mais avec le débit de chiottes que j'ai [je suis quand même en Côtes d'Armor, département de l'innovation technologique par exellence], il m'est quasiment impossible de les visionner. J'ai donc continué ma recherche et suis tombé notamment sur Encore un Biblioblog et son billet intitulé : Google Wave ne sert à rien (mais pas comme vous croyez). Rien que le titre arrache quelques neurones au passage. Le début de la conclusion donne cela :
Google Wave n’est pas censé servir à un usage précis : dans l’esprit de Google, c’est censé être l’outil d’échange par défaut, visant à remplacer la messagerie. Dois-je me demander à quoi va me servir une messagerie pour me doter d’un compte mail quelque part ? On n’en est plus là. Eh bien, Google Wave prétend déjà n’en être plus là. Du coup, comment le tester (pour les heureux testeurs…) ? Ma foi, chacun fait comme il veut. Mais il me semble que lancer des waves dans le vide en essayant de percevoir l’intérêt, c’est passer complètement à côté.
Je n'en sais toujours pas plus mais je suis plus avancé...
Hier à St Brieuc à l'occasion de son second Breiz storming (remue méninge Breton) Jean-Yves Le Drian a clôturé de belle manière ce forum dédié à l'environnement et organisé de main de maître par le 1er fédéral Thierry Burlot.
A propos de l'identité, le président de la région Bretagne a invité son auditoire à lire le grand discours sur la nation donné à la Sorbonne en 1882 par Ernest Renan en citant cette conclusion du philosophe Trécorois : donc la nation c'est la solidarité. Le ton était donné.
Jean-Yves Le Drian a ensuite fait référence à Jean de La Fontaine et à la fable du Chat de la belette et du petit lapin. Version Le Drian, cela donne : le chat la préfète et le petit député.
Gérard Huet fait tellement parler de lui qu'il était absolument nécessaire ici d'en faire une perle. Malheureusement, ce dossier n'est pas complet. Comme je manque singulièrement de temps en ce moment, je ne pouvais rajouter des sous-dossiers puis d'autres sous-dossiers et encore d'autres... Je ne puis proposer QUE ces 25 liens concernant le (bon) maire de Loudéac. D'autres, se chargeront peut-être de la compléter. A mes copains de Pearltress : vous devriez augmenter le contenu d'une perle dans des cas comme celui-là ! A Nicolas : vive Loudéac bordel...
Je crois que c'est bien le premier billet sur le football que je vais traiter ici. Avant tout, je suis persuadé que mon lectorat habituel va y perdre son latin et se demander ce qu'il m'arrive. Je suis persuadé aussi que Nicolas s'en tape le coquillard mais je pense qu'au moins Le Faucon et Romain Blachier, aficionados de ballon rond, vont lire ce billet jusqu'à la quatrième ligne au moins.
Pour rappel, l'En Avant de Guingamp (EAG) est cette équipe qui a remporté la dernière Coupe de France en battant le Stade Rennais.
De mémoire, ce club a le deuxième budget de deuxième division à quelques milliers d'euros près et l'objectif affiché du début de saison était la montée en 1er division. Avec un recrutement de joueurs talentueux sur le papier et fort de la Coupe, c'est tout le département des Côtes d'Armor qui espérait. Le football n'est pas une science exacte puisque les supporters sont orphelins de victoire depuis le 23 août et l'EAG occupait jusqu'à hier soir la 19ème place du classement et possédait la plus minable attaque de Ligue 2 (8 buts en 13 match). A l'occasion de leur dernière prestation à domicile les supporters ont fait la grève des chants et déployés une banderole qui disait "Une ambiance à la hauteur de vos performances"; La guerre était donc déclarée !
Le président Le Graët a rencontré son staff et les joueurs un à un vendredi dernier. Visiblement il y a eu de la soufflante dans les vestiaires. Résultat : Guingamp a été battre Nantes hier soir, sur son terrain par le score de 2 à 0. Tout cela donc pour résumer la situation.
Alors, s'il faut que des gugusses qui émargent d'après les chiffres de 2006 de 5000 euros pour les plus bas à 17.000 euros pour les plus élevés (source Le Télégramme), se fassent gronder par le patron pour se bouger le cul sur le terrain... Il y a de la calotte dans l'air. Ces messieurs manquent très sérieusement de responsabilités. Ces attitudes d'enfants gâtés sont des provocations burlesques à l'égard de celui qui, chaque matin doit bosser sur une chaîne ou sur un chantier pour un SMIC. Celui-là, n'aura pas le temps de tergiverser s'il n'obtient pas le rendement et s'il ne tient pas la cadence. Il sera viré dans le mois.
La bourgeoise attitude de ces joueurs est insupportable pour le quidam. Reste à espérer dorénavant que le président Le Graët fasse irruption avant chaque match dans les coursives pour secouer les nougats de ces starlettes en attente de motivation pour faire le travail que le public est en droit d'attendre. Sans compter par ailleurs, que de l'argent public est injecté chaque année par le département. Ces andouilles devraient quand même prendre conscience de cette réalité. Ils devraient également mesurer que quelques Costarmoricains émargent aux ASSEDIC et au RSA et viennent aussi au stade y chercher un peu d'espoir. Bordel !
Après tout, j'en ai effectivement rien à foot et m'interroge sur la nécessité de ce billet ! Peu importe.