Monsieur Hatem Ben Arfa un salarié comme les autres ?
60 000 euros net mensuel - Tel est le salaire estimatif de Monsieur Ben Arfa, salarié, joueur de football à Marseille.
Lors du match opposant l'OM au PSG, tandis que son équipe était menée au score, le coach a demandé à son joueur de s'échauffer pour rentrer dans le jeu.
"Hatem a estimé qu'il n'avait pas l'état d'esprit nécessaire pour répondre à ma demande"explique Eric Gerets, entraîneur du club phocéen.
Cette attitude a donné suite à une explication entre le staff des encadrants et le salarié. Eric Gerets apporte les conclusions de l'entretien en disant :" Au final les problèmes ont été résolus. On s'est séparés en se faisant trois bisous".
Je n'ai pas ici l'habitude d'évoquer le football et le sport en général ormis la voile mais je n'imagine pas un instant mon copain Laurent Gouézigoux dire à son sponsort qu'il "n'a pas l'état d'esprit" pour prendre part à une étape de la course du Figaro.
Je n'imagine pas un instant non plus n'importe quel salarié - tenir de tels propos à son employeur. Ce que j'imagine encore moins, c'est qu'à l'issu de l'entretien, employeur et employé se fasse trois bisous en guise de retrouvailles.
Ou alors, sont-ce les prémices de nouveaux comportements qui vont régir les relations du monde du travail ?
Si tel est le cas, je veux être le premier à féliciter dès que possible Monsieur Ben Arfa pour cette acte qui fera jurisprudence dans une nouvelle législation. Dans ce cas tous les salariés de l'hexagone devront une fière chandelle au joueur. Je propose à ce titre et dans cette hypothèse que les Bourses du Travail soient renommées et portent désormais le nom de Bourses Atem Ben Arfa et qu'une loi portant son nom soit validée par le Sénat après adoption de l'Assemblée Nationale.
Plus sérieusement, même si le joueur a exprimé toutes ses excuses au public, à ses partenaires et à son club - du haut de ses vingt ans, il devrait penser à tous les minots qui eux ne perçevront jamais un tel salaire, qui bossent sur des chantiers, dans des industries etc.. et qui sont là à chaque match en ayant payé un droit d'entrée à la recherche d'une heure et demie d'évasion du quotidien.
Ceux-là, n'ont pas les mêmes caprices et les mêmes états d'âmes en se rendant au travail le lendemain et quand bien même ce serait le cas, eux, ils n'ont pas le choix.
Eux n'auront pas de bisous !




