Même au fin fond de ma Bretagne, le Super U du village vient de se doter de quatre caisses surveillées par une seule hôtesse. C'est le client qui joue à la caissière, et ça fonctionne.
Cette nouvelle invention des supermarchés pour engranger encore plus de bénéfices fait de plus en plus d'adeptes. L'hôtesse de caisse qui galérait énormément avec un salaire de misère, n'aura même plus le loisir d'étaler ses 25 heures hebdomadaire, par tranche de deux heures. Avec ce nouveau concept, le client pèse, scanne et règle avec sa carte bancaire, en espèces ou par chèque.
Cette nouvelle invention des supermarchés pour engranger encore plus de bénéfices fait de plus en plus d'adeptes. L'hôtesse de caisse qui galérait énormément avec un salaire de misère, n'aura même plus le loisir d'étaler ses 25 heures hebdomadaire, par tranche de deux heures. Avec ce nouveau concept, le client pèse, scanne et règle avec sa carte bancaire, en espèces ou par chèque.
Le client, lui est heureux, couillon qu'il est. Il a l'impression d'attendre moins longtemps dans une file. En adhérant avec austentation à ce semblant d'autonomie, d'ici peu de temps, les files d'attentes seront de plus en plus longues et il n'y aura même plus un sourire, un bonjour, un petit mot sur le temps qu'il ne fait pas. Comme le patron ne salue plus ses clients, je m'inquiète sérieusement sur les effets de la déshumanisation totale qui va régner dans ces espaces commerciaux.
"Ils sont bien conscients qu'avec ces caisses, l'on va perdre notre boulot mais les clients y passent quand même" Tel était le propos de l'hôtesse qui m'accueillait alors que je grommelais contre ce satané progrès qui une fois de plus fabrique des victimes. Cette fois inutile de me dire que c'est la faute à la crise. Ce sont des milliers de suppressions d'emplois qui sont encore dans la ligne de mire de la productivité. Grave !
"Ils sont bien conscients qu'avec ces caisses, l'on va perdre notre boulot mais les clients y passent quand même" Tel était le propos de l'hôtesse qui m'accueillait alors que je grommelais contre ce satané progrès qui une fois de plus fabrique des victimes. Cette fois inutile de me dire que c'est la faute à la crise. Ce sont des milliers de suppressions d'emplois qui sont encore dans la ligne de mire de la productivité. Grave !




