La rafle : que feraient les gendarmes aujourd'hui ?
16 juillet 1942-Paris. Opération Vent printanier. Policiers et gendarmes Français arrêtent 130.000 juifs à leurs domicile. Hommes femmes et enfants sont parqués dans le Vélodrome d'Hiver afin d'être transférés vers des camps du Loiret via Auschwitz. Seules 20 personnes reviendront mais aucun des 4000 enfants.
Jacques Chirac déclarait le 16 juillet 1995 La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.
A l'occasion de la sortie du film de Roselyne Bosch La Rafle, je me demande quelle serait la position et l'attitude des policiers et gendarmes français aujourd'hui ? Auraient-ils la même lâcheté de se réfugier derrière les ordres d'un gouvernement d'occupation ou aurait-ils tout simplement le courage de dire NON et de prendre le maquis ? Ces gendarmes et policiers ont-ils le même niveau de conscience que ceux de 1942 ? Quelles serait la posture des syndicats si puissants dans cette profession ?
La présentation de ce film doit être faite dans les établissements scolaires, je préconise aussi qu'une diffusion soit projetée dans toutes les écoles de police et de gendarmerie de France. Policiers et gendarmes se veulent être nos anges gardiens. Parfois, je tremble à l'idée de penser qu'ils puissent devenir des anges de la mort, accomplissant là aussi, l'irréparable.
Lorsqu'un leader nationaliste déclare que les les camps n'étaient qu'un détail de l'histoire, lorsque la montée des partis d'extrême-droite en Europe est réelle et au nom de tous ces martyrs, ces questions méritent d'être posées.




