S'il en est un qui ne traîne pas des pieds pour imprimer sa marque, c'est bien Arnaud Montebourg. En effet, c'est ce samedi qu'il officialisera en Bourgogne sa candidature aux primaires présidentielles pour le Parti socialiste.
Le député de Saône-et-Loire n'a sûrement pas l'intention de faire de la figuration dans cette course aux primaires. Il table avant tout sur le non-retour de Dominique Strauss-Kahn, sur l'hypothèse que Martine Aubry ne soit pas intéressée par la fonction et qu'entre les deux possibles candidats que sont Ségolène Royal et François Hollande ; les militants préfèrent un homme neuf.
Plus secrètement, certains imaginent qu'Arnaud Montebourg ferait monter les enchères pour négocier au mieux un poste de choix avec le candidat socialiste en cas de victoire pour 2012.
Jamais avare de la phrase choc il a indiqué que sa candidature serait un évènement majeur qui marquera le début de la construction d'une nouvelle France.
Dans Des idées et des rêves publié aux Editions Flammarion, Arnaud Montebourg exprime d'après quelques observateurs des idées très présidentielles. Le sous- titre de cet essai Comment bâtir la nouvelle France en dit long sur les ambitions de ce quadra talentueux. Extrait : [...]Ce n'est pas une crise financière que nous subissons, mais une maladie des croyances qui polluent les têtes. Puis [...] C'est le triomphe de la bourgeoisie affairiste, décomplexée et narcissique.
Manuel Valls ayant lui aussi annoncé ses intentions, il semblerait que les jeunots du Parti socialiste aient une envie pressante de bousculer le calendrier suspendu à celui de DSK. Martine Aubry ne l'entend pas de cette oreille et estime qu'Aujourd'hui, il n'y a pas vraiment de raison de changer les choses. Mais nous avons aussi fixé des souplesses.
D'autres comme Pierre Moscovici, Jean-Louis Bianco ou Gérard Collomb patientent et scrutent les écrans radars tels les navigateurs de la Route du Rhum afin de choisir la bonne option au bon moment et pourquoi pas jouer une carte plus personnelle.




