Loin de moi l'idée de minimiser les élections cantonales dont le premier tour se déroule ce week-end. Dimanche soir, je vais essayer de suivre les conseils très sage du p'tit frisé pour le billet de commentaires.
Malgré tout, derrière les résultats au soir du 27 mars, se cache un tout autre enjeu. En cas de victoire de la gauche [ce qui ne semble pas du tout utopiste], le Sénat pourrait changer de couleur en septembre prochain pour la première fois sous la Ve République.
Depuis les dernières élections sénatoriales la répartition des sièges est la suivante :
Le 21 septembre 2008, la gauche avait gagné plus de 20 sièges. Après ses bons résultats aux municipales de mars 2008 et aux régionales de mars 2010 elle pourrait avec 20 sièges de plus en septembre, ravir la présidence du Sénat à l'UMP Gérard Larcher.
Pour mémoire, les sénateurs sont élus dans chaque département au suffrage universel indirect par un collège électoral composé d'environ 150.000 grands électeurs. Participent à ce collège électoral, des députés, des conseillers régionaux élus respectivement dans le département, des conseillers généraux et des délégués des conseils municipaux ou de leurs suppléants.
Pour mémoire également l'une des attributions principales du Sénat est de voter le budget de l'État ainsi que les lois : projets de loi présentés par le gouvernement ou bien propositions de loi présentées par un parlementaire.
L'on imagine alors fort bien que si la gauche prenait les rênes du Palais du Luxembourg, la fin de mandat de Nicolas Sarkozy serait particulièrement compliquée. Ce serait une façon supplémentaire de lui savonner la planche pour les présidentielles de 2012.
Cela passe donc avant tout par un très large succès de l'opposition gouvernementale lors ce ces cantonales.




