Toujours autant de médiocrité à l'UMP
J'ai précisé hier, tout le bien que je pensais du second débat des primaires socialistes.
J'ai mis en avant le niveau élevé des échanges, ainsi que les qualités et failles des candidats, tout en essayant d'être le plus objectif possible. Evidemment, j'ai bien conscience d'être aussi à cet endroit, dans le subjectif.
Certains à l'UMP restent à leur piètre niveau et c'est bien cela qui est inquiétant pour la suite de la campagne présidentielle.
Tirer à boulets rouges et aveuglement ne sert ni la démocratie, ni les valeurs d'un combat politique qui se voudrait le plus intelligent possible.
La médiocrité des commentaires d'une Nadine Morano La France serait déclassée dans la semaine qui suivrait la prise de fonction d'un chef d'Etat socialiste, ce serait dramatique, fait vraiment peine à entendre.
Le président des députés UMP, Christian Jacob n'est pas plus futé : "La vérité est que les propositions socialistes accroitront les déficits publics et pèseront lourdement sur nos entreprises et les ménages français. Jacob parle comme si aujourd'hui, les déficits publics n'étaient pas plombés, comme si entreprises et ménages français n'étaient pas en pleine galère, comme si la pleine croissance était au rendez-vous et que le niveau du plein emploi était atteint. Ces déclarations manquent singulièrement de classe et de dignité.
Pire même, elles ne font que servir les extrêmes et à ce petit jeu, Marine Le Pen s'engouffre avec ses gros sabots, dans la brêche largement ouverte par les proches de Sarkozy On avait le sentiment que c'était un débat de mandataires-liquidateurs, c'est-à-dire : comment on va gérer la faillite. Il faut bien avouer qu'il était difficile d'entendre mieux de sa part. Elle est là, à son juste niveau et n'est donc même pas décevante.
Afin d'être complètement réaliste sur les débats à venir, il serait fondamental que de toutes parts, les débats se fassent projet contre projet et non démagogie contre démagogie.
Ce n'est qu'en proposant des échanges de qualité, compréhensibles par tous, dans un climat le plus sain possible, que les abstentionnistes retrouveront le chemin des urnes, que les Français reprendront confiance à l'égard du monde politique et retrouveront le vrai sens des valeurs démocratiques.
En l'absence de tout cela, nous tomberont rapidement dans le Ground Zéro de ce que l'on appelait la politique.




