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septembre 2011

vendredi 30 sep 2011

Toujours autant de médiocrité à l'UMP

Morano-Lefevbre J'ai précisé hier, tout le bien que je pensais du second débat des primaires socialistes.

J'ai mis en avant le niveau élevé des échanges, ainsi que les qualités et failles des candidats, tout en essayant d'être le plus objectif possible. Evidemment, j'ai bien conscience d'être aussi à cet endroit, dans le subjectif.

Certains à l'UMP restent à leur piètre niveau et c'est bien cela qui est  inquiétant pour la suite de la campagne présidentielle.

Tirer à boulets rouges et aveuglement ne sert ni la démocratie, ni les valeurs d'un combat politique qui se voudrait le plus intelligent possible.

La médiocrité des commentaires d'une Nadine Morano La France serait déclassée dans la semaine qui suivrait la prise de fonction d'un chef d'Etat socialiste, ce serait dramatique, fait vraiment peine à entendre.

Le président des députés UMP, Christian Jacob n'est pas plus futé : "La vérité est que les propositions socialistes accroitront les déficits publics et pèseront lourdement sur nos entreprises et les ménages français. Jacob parle comme si  aujourd'hui, les déficits publics n'étaient pas plombés, comme si entreprises et  ménages français n'étaient pas en pleine galère, comme si la pleine croissance était au rendez-vous et que le niveau du plein emploi était atteint. Ces déclarations manquent  singulièrement de classe et de dignité.

Pire même, elles ne font que servir les extrêmes et à ce petit jeu, Marine Le Pen s'engouffre avec ses gros sabots, dans la brêche largement ouverte par les proches de Sarkozy On avait le sentiment que c'était un débat de mandataires-liquidateurs, c'est-à-dire : comment on va gérer la faillite. Il faut bien avouer qu'il était difficile d'entendre mieux de sa part.  Elle est là, à son juste niveau et n'est donc même pas décevante.

Afin d'être complètement réaliste sur les débats à venir, il serait fondamental que de toutes parts, les débats se fassent projet contre projet et non démagogie contre démagogie.

Ce n'est qu'en proposant des échanges de qualité, compréhensibles par tous, dans un climat le plus sain possible, que les abstentionnistes retrouveront le chemin des urnes, que les Français reprendront confiance à l'égard du monde politique et retrouveront le vrai sens des valeurs démocratiques.

En l'absence de tout cela, nous tomberont rapidement dans le Ground Zéro de ce que l'on appelait la politique.

jeudi 29 sep 2011

Mon retour sur le débat télévisé des primaires socialistes

Logo Curieusement ce matin, je n'ai pas fait le tour de la presse, curieusement non plus, je ne suis pas passé sur ma boîte mail, imaginant fort bien que mes copains des Leftblogs devaient commenter depuis hier soir le deuxième débat des primaires socialistes que j'ai regardé sur LCP.

C'est donc, sans aucune influence que je vais m'exercer ici à traduire, ce qui ressort de ce débat. Avant de rentrer dans les détails, je dois préciser que j'ai passé une merveilleuse soirée. Je dois préciser également que j'ai été bluffé par la qualité des débats. Je dois préciser enfin que le Parti socialiste a énormément travaillé pour en arriver à ce niveau de projets novateurs pour la France.

A l'inverse de nombreux amis blogueurs, je ne soutenais personne avant ce duel fratricide. Je n'avais donc pas les réflexes du supporter. C'est donc passionné mais sans excès partisans que je vous livre mes impressions sur la prestation des 6 candidats présents sur le plateau.

Hoonneur aux dames :

 

  • Martine Aubry : Sa présentation a été hésitante. Elle a cherché à imposer avec virulence qu'elle était la patronne du PS, donc la candidate quasi légitime. Ce qui m'a le plus surpris tout au long de sa prestation, c'est son absence de sourires et d'humanisme. A un tel point que sur Twitter, j'ai posé cette question Pourquoi Martine Aubry n'aime pas les gens ? Elle me semblait à cran, à la limite parfois, de l'agressivité et toujours sur la défensive, redoutant en permanence les flèches que ses camarades ou les journalistes pourraient lui asséner. Fort heureusement, sa dernière minute sauve l'ensemble de ses propos. Enfin de la compassion,  de l'empathie pour son électorat et les Français.

 

  • Ségolène Royal : J'ai été fort impressionné par sa première heure de débat. Sa première minute de présentation a été précise, claire et déterminée. Ensuite, elle a abordé les questions posées avec une très grande maîtrise de ses sujets. Je ne sais ce qui s'est passé pour la seconde partie de l'émission. Elle m'a semblé accuser un gros coup de fatigue. Cela s'est vu dès la reprise, les traits plus tirés et donc des propos plus hésitants et cette fougue du premier round réléguée au second plan. Sa minute de conclusion a été un classique qu'elle joue souvent mais avait-elle encore l'énergie pour retrouver le punch du début ?

 

  • Armaud Montebourg : Autant dire que j'ai particulièrement étonné par sa prestation. Le verbe est haut placé, le propos est clair, le regard est droit et franc et l'argumentaire bien étayé sur des fondations vérifiées. Ses argumentaires de début sur la démondialisation ont été très convaincants. Il n'aurait peut-être pas fallu qu'il  en fasse de trop mais qu'il se recentre de temps à autre sur des exemples plus concrets qui parlent aux gens de la rue. Je regrette seulement son manque de spontanéité lors de sa dernière minute. En bon avocat qu'il est, il a plaidé mais en s'aidant de sa feuille posé sur le pupitre.

 

  • François Hollande : Je m'attendais très sincèrement à voir et à entendre un chef de guerre. Si les sondages le donnaient favori, il y avait bien des raisons. Sa position de recul à l'égard de l'ensemble des autres participants, a été très étonnante. Le  J'me voyais déjà en haut de l'affiche, genre Charles Aznavour, m'a singulièrement troublé.  Sa posture étudiée, dans la gestuelle et l'attitude pour ressembler à François Miiterrand, était également un élément de trop dans sa prestation. Il n'a pas besoin de cela pour convaincre. Sa dernière minute a été extrêmement brillante. Je dois avouer que sa conclusion m'a donné des frissons et peut-être une once d'émotion.

 

  • Manuel Valls : Finalement, il a été égal à lui-même. Oscillant entre des idées que pourraient reprendre Nicolas Sarkozy et le tronc commun du Parti socialiste. Sa difficulté à se positionner et à poser clairement ses idées a été permanente tout au long de ce débat. Se sachant détaché dans les sondages, il a essayé de ratisser large et pourquoi pas séduire un électorat de droite...En revanche, je pense que l'homme est sincère dans ses convictions. Il croit fermement en ses idées et je ne peux pas mettre en doute son honnêteté politique. Il lui faudra encore quelques années de maturation pour bien assoir un idéal de gauche pouvant être partagé par un plus grand nombre.

 

  • Jean-Michel Baylet : C'est bien la première que je découvrais cet homme. j'ai été particulièrement séduit par son côté républicain et laïc. Cet homme là me semble bon, sincère et honnête. Ses vues européennes ne sont pas sans intérêt et la manière de placer l'Homme au centre des débats est particulièrement intelligente. Jean-Michel Baylet est un humaniste et ça se voit et ça s'entend. Mallheurement pour lui, il ne combat pas dans la même catégorie que les cinq autres candidats mais sa différence est rassurante.

 

La conclusion de ce débat est que le Parti Socialiste est bel et bien en état de marche et en capacité de battre Nicolas Sarkozy en 2012. C'est quand bien cela le plus important !

mercredi 28 sep 2011

Touchez pas à Mademoiselle bordel !

Patricia-Kass Mais ca n'est cool dans vos têtes les filles en ce moment ?

Je lis chez Nicolas que  quelques féministes veulent abolir le mot Mademoiselle parce qu’il n’y pas l’équivalent pour les hommes.

Je me fais toujours le délicieux plaisir lorsque je vais voir ma maman, de lui dire Comment allez-vous mademoiselle ? Et elle, de me répondre  Comment allez-vous jeune homme ? Ca la fait rire et comme elle en a bien besoin, je ne me prive pas.

Lorsque je vois nos charmantes blogueuses au KDB, il m'arrive très souvent, surtout lorsqu'elles ont passé la quarantaine  - non ce n'est pas indélicat - de les saluer d'un Bonjour mademoiselle ! 

Je ne dis pas cela pour les charmer, c'est loin d'être mon genre, encore moins pour les flatter à l'excès, elles ne sont pas connes non plus. Mais je vois tout simplement dans leurs yeux, une petite lueur rieuse et amusée. Cela leur fait  simplement plaisir. Un point c'est tout.

Avec vos délires à deux balles, Patricia Kass, serait bien ennuyée avec sa chanson :

y'en a qui élevent des gosses au fond d'un HLM
y'en a qui roulent leur bosse du Brésil en Ukraine
y'en a qui font la noce du côté d'Angoulême
et y'en a même, même
qui milit' dans la rue avec tract et banderoles
qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal

mademoiselle chante le blues
soyez pas trop jalouses
mademoiselle boit du rouge
mademoiselle chante le blues
[...]
y'en a qui s'font docteur
avocate, pharmacienne
y'en a qui ont tout dit quand elles ont dis je t'aime
y'en a qui sont vieille fille du côté d'Angoulême
et y'en a même, même
qui jouent femmes libérées ptit joint et gardénal
qui mélangent vie en rose et image d'Epinal
qui veulent se faire du bien sans jamais s'faire du mal

mademoiselle chante le blues
soyez pas trop jalouses
mademoiselle boit du rouge
mademoiselle chante le blues

Par ailleurs, Mademoiselle a inspiré de nombreux auteurs  (source Wikipédia):

 

Alors, effectivement Mademoiselle ne constitue pas un élément de l'état civil. Et alors ?

Je lisais ce matin dans la presse qu'une femme Saoudienne à été condamnée à  10 coups de fouet pour avoir conduit une voiture. Il y a quand même d'autres luttes non ?

Enfin, ce Mademoiselle est tellement musical qu'il serait bien idiot de le sortir de notre vocabulaire. Puis enfin, vous ne m'empêcherez pas de dire Mademoiselle aux femmes que j'aime bien.

La candidature de Borloo va priver Sarkozy d'un second tour

Jean-Louis-Borloo En officialisant hier soir sur le plateau du Grand Journal de Canal+,  la candidature de Jean-Louis Borloo aux présidentielles, Rama Yade a visiblement plombé la possibilité d'un second tour pour le président sortant.

En déclarant Oui, il est candidat [...] Au sein de la droite, il faut aussi une alternative à l'UMP, elle ne fait que confirmer si besoin était, le malaise qui règne à droite.

Nous étions nombreux à penser qu'au dernier moment, le président du Parti radical ferait volte-face et retournerait au bercail sarkozyste.

Il n'en sera rien !

Jean-Louis Borloo, que Rama Yade présente comme un homme de terrain, va rassembler tous les déçus du quinquennat du chef de l'Etat et ils sont nombreux.

Cette alternative n'est certes pas pour me déplaire et sans être grand devin, il est fort envisageable qu'avec cette division des voix de droite, la présence de Nicolas Sarkozy au second tour soit bien compromise. Alors effectivement, certains vont penser en lisant ces lignes, que je vais un peu vite en besogne mais ce risque là me plait bien.

Il me plait d'autant mieux que la présence de Jean-Louis Borloo au second tour, est également peu probable, même si Rama Yade y croit Pourquoi siffler la fin du match avant qu'il ait commencé ? Laissez les Français décider [...] Oui, j'y crois, oui j'ai envie qu'il soit au deuxième tour.

Cette division va évidemment profiter au candidat(te) socialiste. Elle profitera aussi, à Marine Le Pen qui est qualifiée selon les sondages, d'un possible 19% au premier tour de scrutin.

Dans cette hypothèse, le coup d'un 21 avril à l'envers est donc plus que probable.

Corto qui tient une comptabilité précise des candidats, va pouvoir confirmer qu'il y en aura 29 pour ces présidentielles de 2012. Un record !

mardi 27 sep 2011

Bachelot place un kuzure yoko shio gatame à Douillet

Kuzure-yoko-shiho-gatame Les propos  tenus par David Douillet,  tout nouveau ministre des sports On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes, loin de faire dans la dentelle, n'ont pas été validés. par Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Pire même, puisqu'elle le colle sur le tatami Euh, c’est vraiment quelqu’un dont je n’accepte pas les commentaires. Il arrive dans la même phrase à être sexiste et homophobe [...] Eh bien, il - David Douillet-  a des progrès à faire, on va aller les lui indiquer !

Et zou, v'la not' champion immobilisé pour quelques temps. Ca lui apprendra à ouvrir son bec pour raconter des conneries.

(Image)

Corinne Lepage pourrait être candidate à la présidentielle de 2012

Corinne-Lepage Il m'arrive parfois de surfer sur le site du Journal Officiel. Quelle n'a pas été ma surprise ce matin lorsque j'ai lu :

Association : ASSOCIATION DE FINANCEMENT DE MADAME CORINNE LEPAGE POUR L'ELECTION PRESIDENTIELLE.

Identification R.N.A. : W022001518

No de parution : 20110039
Département (Région) : Aisne (Picardie)
Lieu parution : Déclaration à la préfecture de l'Aisne. 
Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION
Déclaration à la préfecture de l’Aisne. ASSOCIATION DE FINANCEMENT DE MADAME CORINNE LEPAGE POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE. Objet :recueillir des fonds destinés au financement de la campagne électorale de Corinne Lepage en vue de l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, conformément aux dispositions de l’article 11 de la loi no 88-227 du 11 mars 1988 modifiée, relative à la transparence financière de la vie politique. Siège social : 10, rue Pasteur, 02000 Laon. Date de la déclaration : 13 septembre 2011.

Si la démarche de création d'association de financement allait jusqu'à l'aboutissement d'une candidature officielle, Corinne Lepage serait la première candidate à ce suffrage à avoir partagé nos agapes au Comptoir de la Comète. Je ne suis pas le seul à en garder un excellent souvenir.

Sarkozy : une fin de mandat en queue de poisson

Queue-de-poisson Certaines gazettes titrent que la défaite de la droite au Sénat,  est un avertissement pour Nicolas Sarkozy

Pire à mon sens.

Le problème pour l'actuel taulier de l'Elysée est plus grave. Le faible potentiel actuel de son électorat, et l'absence de puissance d'action  sont avant tout, ses principales difficultés.

Loin de moi, l'idée de penser que la victoire des présidentielles est acquise à la gauche mais il faut bien admettre certaines réalités.

Le Parti socialiste n'a jamais été aussi proche pour battre le parti majoritaire au pouvoir. A eux, de savoir transformer l'essai, à eux aussi de ne pas tomber dans les écueils des égos surdimensionnés et les divisions qui pourraient inverser cette tendance.

Nicolas Sarkozy possède une majorité éclatée. Jean-Louis Borloo a quitté le navire - peut-être pour mieux le retrouver - mais pour l'heure, il ne fait pas bloc avec la ligne bleue de l'UMP. Nicolas Dupont-Aignan, invite carrément la majorité à se débarrasser au plus vite de son candidat autoproclamé et l'on sait que bon nombre de député de l'UMP, prennent leur distance avec l'Elysée.

Est-ce à dire, qu'ils pourraient suivre le dessein de Dupont-Aignan et eux aussi, lâcher Nicolas Sarkozy ? C'est peut-être aller un peu vite en besogne. Il n'empêche, qu'il ne présente plus l'image d'un chef indestructible, aux yeux d'une grande majorité d'entre-eux. Iront-ils jusqu'à demander à leurs militants, si Nicolas Sarkozy reste le meilleur candidat pour les 2012 ? C'est une hypothèse qu'il ne faudrait pas écarter trop vite.

Certains envisagent même de porter les couleurs de l'antisarkozysme pour les législatives, c'est dire...

La scène internationale est l'endroit où il pouvait encore s'illustrer mais ses nombreux déplacements et réceptions de personnalités étrangères, ne sensibilisent pas dut tout l'homme de la rue. Ses prestations au G20, loin d'être brillantes, peinent aussi à convaincre d'autres démocraties.

Par ailleurs, ses représentations extérieures sont entachées par les affaires. Deux de ses proches amis sont rattrapés par l’affaire Karachi. Son fidèle Brice Hortefeux est secoué dans la tourmente. Il y a meilleur scénario, lorsque l'on veut se poser en donneur de leçons.

Une crise économique sans précédent, un chômage en hausse, une popularité en baisse ; Nicolas Sarkozy termine son quinquennat en queue de poisson. Mais attention, il n'est jamais aussi dangereux que lorsqu'il est le dos au mur...

lundi 26 sep 2011

Sénatoriales : est-ce le glas qui sonne pour la Sarkozie ?

Gros-bourdon Victoire historique, majorité absolue, coup de tonnerre politique...

Ce matin les coeurs sont fiers à gauche.

Cette joie est compréhensible puisque pour la première fois depuis 1958, le Sénat, plus pompeusement nommé, la chambre haute,  bascule à gauche.

Jean-Pierre Bel, le probable futur président était très heureux d'annoncer hier soir que le 25 septembre restera comme un jour qui marquera l'histoire. Le Sénat va connaître l'alternance.

Après les régionales, les cantonales et les municipales, Nicolas Sarkozy vient de perdre sa dernière élection à sept mois des présidentielles. Mais en fait ce résultat d'hier, n'est que la résultante, d'une part, de sa politique et d'autre part, du résultat des scrutins municipaux et généraux.

Tous les qualificatifs peuvent donc être apposés à cette belle victoire ou à cette sinistre défaite de celui qui promettait monts et merveilles lors de sa campagne électorale. Cependant, je ne puis tomber dans l'optimisme béat de François Hollande, lorsqu'il affirme que ce résultat est d'une certaine façon prémonitoire de ce qui va se passer en 2012. Doù la forme interrogative du titre de cette note.

Une fois cette fièvre du dimanche soir retombée, il faut regagner le sol et peut-être aussi, regarder derrière  comme l'écrivait hier soir Guy Birenbaum, se calmer :

Tweet-Guy-Birenbaum Ce résultat doit nous pousser a beaucoup d'humilité. Ce n'est seulement qu'au soir du 6 mai 2012, que nous pourrions danser sous les lampions. En attendant, tout reste encore à faire.

Mes copains de gauche se sont collés sur les claviers dès hier soir : Elmone avec Le Sénat passe à gauche, Gabale La Lozère a son sénareur socialiste, David Burlot La victoire inutile ? le point Afida, Cyril Le Sénat change de bord, Disparitus La cohabitation nouvelle du triple A, Le pudding à l'arsenic Sénat : Sarkozy entre dans l'histoire, Sarkofrance Sarkozy perd son Sénat.

dimanche 25 sep 2011

Mars 2011 : commentaires sur les sénatoriales...

J'aime de temps à autre revenir sur l'historique de ce carnet de de notes.

Le 19 mars, j'écrivais un billet Sous les cantonales se cachent les sénatoriales. Les commentaires de l'époque sont amusants :

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Les sondages ou la perte du libre arbitre

Libre-arbitre Je suis très à l'aise pour aborder ce sujet, n'ayant pas à ce jour déclaré publiquement, quelle serait mon intention, si je votais aux primaires socialistes.

Au téléphone avec Nicolas en cette fin de semaine, nous faisions le tour de  mes interrogations à propos des trois candidats(tes) qui à mon sens, sont capables de devenir président(te).

Ces incertitudes sont aussi le fruit de ma totale liberté à l'égard des sondages que je considère comme pollueurs d'une campagne électorale. Les résultats des présidentielles de 2002 en attestent mathématiquement.

Dans une interview au JDD, Arnaud Montebourg face à cette question Un récent sondage montre que vous avez conquis la troisième place après ce débat, au détriment de Ségolène Royal. Une première victoire ? répond Oui, c'est une victoire, la victoire des idées que je crois justes pour la France. Il est fort étonnant que le brillantissime Montebourg tombe dans cette facilité de croire que les sondages font la victoire.

Le staff de Ségolène Royal, m'a adressé un mail cette semaine qui commencait par Une nouvelle fois, nous vous appelons à ne pas vous laisser manipuler par des sondages sur des panels de 200 ou 400 personnes qui n’ont donc aucune signification. Puis, deux lignes plus loin, la brosse à reluire était de sortie pour d'autres sondages. Ceux réalisés sur Internet Les sondages internet qui ont suivi le débat ont un nombre de votants si important qu’ils excluent tout risque de manipulation. Les résultats sont très favorables à Ségolène Royal comme vous pouvez le constater... L'on sait très bien que les sondages sur Internet sont encore plus bidons que les autres, puisqu'il suffit de demander aux militants et à tous les cousins de la tante à Jules et même au chien, de cliquer au bon endroit. L'art et la manière de dire tout et son contraire en quelques lignes, est là, quelque peu affligeant.

Dans les Coulisses de Sarkofrance, Juan écrit ce matin Je ne suis pas socialiste, mais écologiste tendance mélenchoniste. Malheureusement, ni les uns (écolos) ni les autres (Front de gauche) ne gouverneront l’an prochain. Désolé les gars et les filles. Il faut être réaliste. Je ne veux surtout mettre en cause le réalisme de mon confrère mais je m'interroge sur ce choix, fait presque par défaut. Que ferait Juan, s'il n'avait aucun repère statistique pour orienter sa décision ? Il voterait écologiste tendance mélenchoniste ! Tout simplement.

Alors effectivement, il n'est pas le seul à avoir ce genre de réaction. Une très grande majorité va voter pour celui ou celle qui a la plus grosse cote. Alors que, s'il n'y avait pas de cote, chacun garderait son libre arbitre et voterait pour ses convictions, son idéal, son candidat préféré et ne ferait pas un choix télécommandé ou par défaut.

Les études d'opinion donne une large victoire de la gauche en 2012. Permettez-moi à moins de 200 jours du second tour, de penser que rien n'est encore gagné et que la prudence doit être encore de mise. Ce n'est pas du pessimisme mais seulement du réalisme. Il en va de même, pour les primaires socialistes.

(Image)